Résumé historique de la paroisse Saint-Fabien
La paroisse Saint-Fabien a été historiquement fondée le 26 avril 1962. C'était en premier lieu une desserte de la paroisse Saint-Donat.
Le Curé résidait dans un bungalow sur Louis Riel et la messe du dimanche avait lieu dans le gymnase de la 1ère école Saint–Fabien, endroit devenu la résidence des Pères Provinciaux des Montfortains.
Le Cardinal Paul-Émile Léger a fait la bénédiction officielle de l'église en septembre 1967, et en 1985, le Cardinal Paul Grégoire en a fait la consécration.
La construction de l’église en 1965 avait nécessité un emprunt de 420,000$ de la Fiducie Desjardins payables sur 31 ans et on avait constitué une méthode de remboursement par répartition. Chaque propriétaire qui s’installait dans la paroisse florissante devait payer sa part de l’église.
Quelques propriétaires qui se sont déclarés non Catholiques et l’ont prouvé ont été exemptés de cette répartition. Les Catholiques des autres Ethnies qui fréquentaient l’église de leur nationalité étaient également dispensés de cette charge.
En 1976, après avoir obtenu l'assentiment de la Fiducie Desjardins, une consultation a été faite auprès des paroissiens payant cette contribution imposée. Après un bref calcul, les paroissiens ont réalisé qu'il était préférable de payer en entier la part qui revenait à chacun d'eux. La dette a été effacée dès 1978-79 et il y avait 4500 familles.
Pour les besoins de la cause, je diviserai la vie de la paroisse en quatre (4) étapes.
La première s’est échelonnée de 1962 à 1980 et était sous l’autorité du Curé fondateur, l’abbé Paul Pépin.
Dans cette période, les Curés avaient la possibilité d’obtenir l’aide d’un ou de plusieurs vicaires, selon le cas.
Il y a eu tour à tour l’abbé Jacques Violette en 67–68, l’abbé André Durand en 68-69, l’abbé Marcel Grégoire de 69 à 76 et l’abbé François Sarrazin de septembre 1976 à septembre 1978.
Dans cette période, la paroisse était composée de plusieurs jeunes propriétaires qui avaient de jeunes enfants. Les deux écoles primaires de la paroisse, soit l'école Saint-Fabien et l'école Guillaume-Couture étaient fréquentées à pleine capacité.
Il y a eu, dans cette période la construction de l'école secondaire Louis-Riel.
Les Vicaires visitaient les élèves et faisaient de l’animation de pastorale.
Le Curé Pépin croyait à l’importance d’aider les Religieux et Religieuses qui oeuvraient dans différentes missions, il mit donc sur pied une équipe missionnaire. Ces personnes priaient et voyaient à ramasser des fonds qu'ils envoyaient dans certains pays lointains où il y avait des missionnaires.
L’archevêché dans cette période préconisait l’implantation dans chacune des paroisses d’un comité de Pastorale Paroissiale. C’était le C.P.P. qui avait (et qui a encore) pour but d’aider le Curé à s’enquérir des besoins matériels mais surtout spirituels et pastoraux des paroissiens. En une phrase, on disait: « Le C.P.P. est l’oreille et les yeux du Pasteur. »
L’Équipe de Liturgie était bien rodée. Il avait une chorale de jeunes accompagnée par de jeunes musiciens. Il y avait également une chorale adulte qui agrémentait les offices religieux selon les périodes liturgiques de l’année.
Naquit à ce moment, l’habitude dans plusieurs églises, dont la nôtre d’utiliser les vidéo cassettes avec des montages souvent préparés par Novalis, je crois.
En 1973, pour venir en aide aux famille défavorisées, on a structuré le Partage St-Fabien (mini St–Vincent de Paul) lequel a perduré jusqu'en 2001.
Sur le plan humain, le grand nombre d’enfants rendait possible la formation d’équipes de balle–molle et de hockey ainsi que des Meutes de Louveteaux et de Scouts.
Les rencontres se tenaient dans le sous-sol de l’église. Nous avions donc l’habitude de dire, nous de la Liturgie, des Loisirs et du C.P.P.: "Si les parents et enfants apprennent le chemin du sous–sol de l’église, peut-être qu’ils continueront à utiliser le même chemin qui mène à l’Eucharistie dans l’église."
Pour prendre charge de toutes ces activités il y avait en place un Comité de Loisirs et les membres travaillaient de concert avec les équipes de bénévoles au niveau liturgique et pastoral et des membres du Conseil de Fabrique.
Les membres de ce Comité avaient donc l’obligation d’organiser, pour ramasser des fonds en plus de divertir les paroissiens, des soirées de danse, des carnavals, des bazars. Je sais, parce que j’étais à ce moment là aux Loisirs, que pendant la journée des bazars, on retrouvait plus de cent bénévoles. En fin d'année, il y avait une soirée reconnaissance qui réunissait autant les bénévoles pour les activités de loisirs que pour les activités liturgiques et pastorales.
Les personnes âgées ont appris à s’organiser et à se distraire en fondant l’Âge d’Or Saint–Fabien et chaque semaine, depuis, ils se réunissent le mercredi après-midi.
Toutes ces implications autant des parents que des enfants mettaient beaucoup de vie dans la paroisse.
Étape 2 - Couvrant de 1980 à 1988
C’est l’arrivée du deuxième curé, l’abbé Jean Ravary avec toute son équipe pastorale.
Jean avait une grande foi en L’Esprit–Saint et pour répandre cette ferveur, et surtout à cause de son véritable talent d’assembleur de grande foule, il n’hésitait pas à accueillir dans l’église des Croyants de toutes les parties de la ville et même de l’extérieur de Montréal.
A ce moment là, même s’il y avait beaucoup de vie à l’église, les Bénévoles de la paroisse habitués aux célébrations liturgiques n’ont pas ou presque pas eu l’occasion de s’impliquer puisqu’il y avait ce qu’on appelle communément *l’Équipe du presbytère* et les bénévoles qui venaient de partout et qui étaient surtout de croyance charismatique.
Un autre Comité de Pastorale Paroissiale C .P. P. a été mis sur pied mais n’a pas perduré et j’ignore la raison. Je n'en faisais pas partie, puisque j'étais membre de l'Équipe diocésaine pour l'implantation des C.P.P. sous la direction de Mgr Jacques Guillet alors Vicaire Épiscopal de notre Région.
Pendant cette période, une très belle chorale s’est développée. Également un groupe musical avec chanteurs (pas celui des années précédentes) animait la messe de 11h30 et dans les Fêtes liturgiques plus spéciales, les autres messes.
Pendant une certaine période, au début des années 80, un théologien donnait à chaque semaine, au sous–sol une formation chrétienne. Cela a dû se prolonger pendant 2 ou 3 ans.
Les enfants des écoles sont animés en pastorale par des Religieuses et des Laïcs.
Étape 3 - De 1988 à octobre 2000
Un troisième Pasteur en la personne du Père Jean–Guy Alain s.m.m. fait son entrée dans le presbytère avec l’aide de Sœur Blanche des Sœurs N.D. Reine du Clergé.
Beaucoup de paroissiens qui avaient cessé de fréquenter notre église reviennent au bercail pour les messes du dimanche et les paroissiens des autres paroisses retournent à leur communauté.
Les carnavals et les bazars ont cessé et il y a de moins en moins d’activités de toutes sortes, sur tous les plans: social, religieux et pastoral.
Même la chorale sera informée qu’une autre forme d’animation prendra place.
Les Troupes Scouts et Louveteaux devront se réunir dans un autre édifice.
Les Comités de Loisirs travailleront désormais en collaboration avec la Ville de Montréal, ce qui fait que le sous–sol de l’église ne sera fréquenté presque exclusivement par l’Âge D’Or.
En 1989, un cinquième Vicaire, l’Abbé François Gagnon viendra se joindre au Curé Alain. Il s’occupera presque uniquement de la pastorale dans les écoles, de l’initiation chrétienne en paroisse et de la préparation au sacrement du Baptême. Il quittera la paroisse en 1992 et il sera le dernier Vicaire résident, les autres prêtres étant vicaires occasionnels.
En 1993, sous l'invitation du Curé Jean -Guy Alain, un groupe d’une vingtaine de personnes se questionnaient dans le cadre d’une RECHERCHE-ACTION sur l’avenir de notre Église diocésaine et de notre paroisse. A quelques reprises, pendant quelques années, cette même équipe s’est réunie pour suivre un peu l’évolution de l'Église en général.
En 1995, toujours sur l'invitation du curé Alain, plusieurs équipes se formeront dans le cadre du Synode de Montréal.
Il y a également un comité de pastorale des malades qui a été mis sur pied, avec l’appui du Curé Alain et du Vicaire épiscopal du Secteur, Mgr Germain Lecavalier. Ce comité aide le Curé à réaliser en mai de chaque année une célébration de l’Onction des malades.
Des bénévoles vont régulièrement donner la Communion à des malades dans les résidences privées et faire à l’occasion de l’écoute active de ces personnes retenues à la maison par la maladie ou la vieillesse.
Étape 4 - Débute en octobre 2000
L'Abbé Gilles Mac Duff arrive à Saint-Fabien en octobre 2000.
Il invite quelques paroissiens dont certains faisaient déjà partie soit du groupe Recherche-Action et ou d'un groupe synodal et forme un Conseil de Pastorale Paroissiale, le 3ième de la paroisse.
Les cérémonies du dimanche sont rendues plus vivantes par le chant et la musique de chanteurs et musiciens de grande qualité.
Nous voyons les paroissiens revenir à la paroisse et au plan financier, ça sera une belle étape.
Le presbytère devient la résidence de quelques Religieuses et le Curé habite dans une autre résidence.
Heureusement que les finances sont bonnes, puisque la toiture de l'église et du presbytère devra être faite, même si au cours des années plusieurs travaux de réfection ont été exécutés.
Sr Cécile Marie Fournier arrivera en 2001 et sera un support très appréciable pour le curé car elle s'occupera des parcours catéchétiques et de la pastorale.
L'Archevêché accepte de mandater un Président d'assemblée de Fabrique.
Les personnes impliquées à tous les niveaux sont mis au courant de la lettre de Mission de l’Archevêque.
Il y a eu déjà plusieurs soirées ou rencontres du matin pour faire l’étude des besoins liturgiques et pastoraux.
L’étude plus approfondie sur: 1er la Viabilité, 2ième la Vitalité, 3ième la Coresponsabilité a débuté dès janvier 2001.
C’est donc dire que cette étape n’a pas beaucoup de vécu, à date, mais de la façon que tout se déroule, nous verrons la paroisse se transformer au plan spirituel et humain.
Les paroissiens sont invités à fêter les quarante ans d'existence de la paroisse en octobre 2002 et c'est dans ce cadre que je vous ai préparé ce résumé historique qui n'est pas exhaustif, mais parle des principales réalités vécues au sein de la paroisse.
Et ça continue ce soir...
Par Micheline Ruel Leduc
Préparé pour le 40ième de la paroisse Saint-Fabien le 26 octobre 2002