Bribes d'histoire de notre paroisse
Document produit lors du 10e anniversaire
de fondation de Saint-Fabien, le 29 avril 1972
1962-1972
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Le vingt-six avril 1962, notre paroisse était officiellement érigée à même le territoire de la paroisse St-Donat.
Le Cardinal Paul-Émile Léger, alors archevêque de Montréal, lui fixait les limites suivantes: de la rue Sherbrooke vers le nord entre la rue Duquesne et le cimetière de l'Est jusqu'aux limites accidentées de la ville de St-Léonard, poussant une pointe au-delà de la rue Bélanger. Il nommait également par mandement épiscopal comme curé fondateur l'abbé Paul Pépin, ex-vicaire à la paroisse Notre-Dame de la Paix de Verdun. Avec délicatesse, le curé de St-Donat, M. l'abbé Maurice Ouimet, logea le nouveau curé de St-Fabien jusqu'en septembre suivant.
Un des premiers gestes du curé fut d'annoncer une élection des marguilliers pour le dimanche, 13 mai. Les 114 votants, d'une nombreuse assistance, élirent MM. Lionel Laprade, Jean Arpin, Paul Drouin, J. Marcel Provost, Jules Delisle, Gaston Lamarre, Robert Bédard et Gérard Caron. Trois jours plus tard, les trois premiers devenaient par élection les marguilliers du banc, les autres demeurant membres du bureau extraordinaire des marguilliers. À la fin du mois de mai 1962, une assemblée des paroissiens approuvait l'achat de 12 terrains en vue de la construction de l'église et du presbytère; et d'un autre terrain situé sur la rue Louis-Riel, pour un bungalow servant de presbytère temporaire avec chapelle au sous-sol.
La construction accélérée de cette époque nous amenait chaque année plus de 200 familles nouvelles. Cette expansion extraordinaire invitait à la construction d'une église. La loi d'alors exigeait en vue de la construction d'une église l'élection de cinq syndics, formant corporation indépendante de la fabrique. MM. Maurice DePalma, Paul Drolet, Roger Gamache, J. Édouard Tremblay et Hercule Villeneuve furent élus syndics en décembre 1963 et reçurent autorisation de la population d'étudier un projet de construction de l'église et du presbytère coin de Repentigny et de Renty.
Mais une paroisse demeure avant tout une communauté chrétienne dont la vie importe plus que la structure.
Les messes du dimanche se disaient alors dans la petite école rue Louis-Riel, juste en face du presbytère temporaire. Et déjà notre bon Père Jacob nous rendait service chaque dimanche. Bientôt notre orgue électronique faisait son entrée à l'école et une chorale d'hommes se groupait. Diverses organisations prirent rapidement naissance. D'abord le Comité de Liturgie et par la suite le Comité de Pastorale. Sur le même plan, l'Adoration nocturne (pour les hommes) et l'Adoration diurne (pour les dames) entretenaient un climat de prière dans notre mignonne petite chapelle du sous-sol du presbytère.
Au plan social, le Comité des Loisirs démarra tôt et la charte obtenue près d'un an plus tard, le 30 septembre 1963, attestait le travail des fondateurs mentionnés dans la charte: MM. Robert Bédard, Norman Massé, André Cholette, Jules Delisle, Jean Bouthillier, Maurice Duchaine et Lucien Ménard. On voyait chaque année des comités très actifs s'occuper de la Fédération des Œuvres de Charité, de Fame Pereo et de la Croix d'Or. Entre temps, la construction de l'église et du presbytère était lancée le 2 août 1965. Pour un contrat de 354 000$, Paul Rolland Construction s'engagea à ériger ces édifices dont les plans étaient préparés par le bureau des architectes Jodoin, Lamarre, Pratte et Carrière.
Cela comprenait plus précisément une église de 720 places avec chapelle attenante de 35 places; des bureaux publics prolongeaient l'édifice vers l'est et faisaient le lien avec le presbytère. Les travaux de construction terminés, le dimanche 17 septembre 1967, nous avions la joie de recevoir le Cardinal Paul-Émile Léger, notre archevêque, pour la bénédiction de notre église, inaugurée officieusement deux semaines plus tôt. Quelques mois plus tard, la communauté chrétienne accueillait notre nouvel archevêque, Mgr Paul Grégoire, pour la consécration des autels le vendredi, 20 janvier 1967, lors d'une de nos fêtes de la Saint-Fabien. Car la Saint-Fabien fut fêtée chaque année à partir du 20 janvier 1965.
En septembre 1966, la paroisse souhaitait la bienvenue à notre premier vicaire résidant, M. l'abbé Jacques Violette, qui avait été vicaire durant cinq ans à St-Jean-de-la-Croix. Après deux ans de ministère, il nous quittait pour l'enseignement: rêve qu'il caressait depuis nombre d'années. M. l'abbé André Durand le remplaçait en septembre suivant mais pour un court séjour dans la paroisse.
La période qui suit se caractérise par une organisation progressive de la communauté chrétienne. Deux autres chorales, le groupe des dames et plus tard celui des jeunes, venaient animer davantage nos messes dominicales. Nous assistons à un développement considérable des loisirs avec la fondation du Centre St-Fabien, subventionné par la ville de Montréal et sous l'égide du Service des Loisirs St-Fabien. D'autre part, le sous-sol de l'église s'aménage rapidement à partir du moment où on trouve un moyen économique de le rendre acoustique et de l'éclairer: en juin 1969, on y fait l'ouverture officielle ce qui concoure à faire progresser l'animation paroissiale.
Car bientôt, en la seule année 1971, on comptera plus de quatre cents réunions des différents groupes de la paroisse dans les sous-sols de l'église et du presbytère. Parmi les groupes, les uns poursuivent des buts pastoraux: on voit s'organiser des cours de catéchèse, de liturgie, grâce à la collaboration dynamique de M. l'abbé Marcel Grégoire, vicaire à la paroisse depuis septembre 1969. Des rencontres pré-baptismales regroupent les parents des nouveaux-nés. Une équipe missionnaire patronne une école, en Haïti. "Les Amis des Scouts", groupe de parents, soutiennent une troupe de Louveteaux et de Rangers depuis plusieurs années. Et notre dernier-né "l'Équipe de recherches pastorales" cherche à mieux connaître notre communauté en vue de la mieux sensibiliser à la vie chrétienne.
Dans les domaines récréatif et culturel, le Service des Loisirs St-Fabien tente d'atteindre toutes les catégories de personnes en passant par les tout-petits jusqu'aux membres de l'Âge d'or. Les sports du hockey et du base-ball occupent sainement une partie notable de notre jeunesse. Le centre St-Fabien bourdonne d'activités de toutes sortes. Danses, tricot, culture physique, yoga amènent tour à tour des groupes parfois imposants dans notre salle St-Fabien.
Il faudrait, bien sûr, signaler d'autres initiatives et nommer les nombreuses personnes animatrices de toutes nos activités. L'espace manque ici.
À tous ces actifs collaborateurs d'hier et d'aujourd'hui, la communauté chrétienne tient à exprimer, par la bouche de son pasteur, sa plus vive reconnaissance.
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