Archives de juillet 2010
L’ÉTÉ, UN TEMPS FAVORABLE À LA PAIX
Samedi 3 juillet 2010

À partir de notre expérience quotidienne, et des sautes d’humeur « naturelles » qui jaillissent presque qu’automatiquement lorsque nous sommes contrariés,
comment pourrions-nous faire De notre été le temps d’une paix, comme disait le téléroman.

En regardant l’actualité,
il est admirable de voir le Mondial de football en Afrique du Sud. Là où l’on avait connu les injustices et les horreurs de l’apartheid, de nous réjouir de ces compétitions internationales où toutes les races peuvent enfin se confronter dans le sport avec une arbitre officielle.
Le meilleur ou le plus chanceux gagne, non le plus fort.

On ne fait la pas paix en se faisant la guerre, en se détruisant mutuellement, en multipliant missiles et tanks, bombes et obus, lance-roquettes et bazookas; en faisant sauter les réservoirs d’essence, les autoroutes, les barrages hydroélectriques, les quartiers généraux de la police et les pistes d’atterrissage; mais en se parlant, en s’écoutant, en tâchant de comprendre l’autre même s’il nous est totalement différent.
Le Père, un pur Esprit, nous envoya son Fils, sa Parole, son Verbe au milieu de nous.

On ne fait pas la paix en se maudissant, en détruisant la réputation de l’autre, qu’on décide être l’ennemi. Jésus Christ est venu humblement, pauvrement, un ami, un frère et Il a osé dire, après l’avoir prouvé, à la vie à la mort : « Aimez vos ennemis », « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. ». Au larron, pendu à sa croix, près de Lui, Il répondit : « aujourd’hui même, tu seras avec moi au Paradis ».

On ne fait pas la paix en exilant les étrangers, en leur refusant une place parmi nous, en les emprisonnant, en les martyrisant, en leur ôtant la vie; mais en apprenant à accueillir l’autre, comme autre; en l’écoutant, en tâchant de le comprendre dans le respect des différences nécessaires.
Jésus Christ s’est fait l’un de nous dans la dépendance totale, dès le départ de Sa vie utérine, à Son arrivée à Bethléem, Sa fuite en Égypte, Son obéissance à Nazareth, Sa vie publique toute soumise aux événements toujours changeants. Jusqu’à être jugé, condamné, mis à mort et remis, inerte, dans les bras de Sa Mère et de Son Père.
Au coeur de cette obéissance, cette identification à la volonté paternelle,
Il nous a appris à être médiateurs, sauveurs à notre tour.

S’il vous plaît, plus jamais la guerre entre-nous, en 2010!
Nous sommes frères, membres de la même famille humaine, créés à l’image et à la ressemblance du Père.
Jasons ensemble pour découvrir la paix;
donnons-des signes de compréhension, en nous pardonnant.
Apprenons au monde à aimer, à vivre ensemble.
Celui qui aura pardonné sera heureux éperdument, car la paix, c’est la tranquillité dans l’ordre, le respect, l’attention.
Voilà, ce que nous méditerons la semaine prochaine avec saint Paul aux Galates (5, 22).
C’est décidé.
Cet été, on fait la paix!


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



ÉCOUTER, UN CADEAU
Dimanche 4 juillet 2010

À l’occasion des vacances,
oserai-je vous offrir un cadeau?
Oserez-vous l’accepter?

Écouter est le plus beau cadeau
que nous puissions faire à quelqu’un…
C’est lui dire, non pas avec des mots,
mais avec les yeux, le visage, le sourire, et tout le corps :
« Tu es important pour moi, tu es intéressant,
je suis heureux que tu sois là ».

Écouter, c’est commencer par se taire.

Écouter, c’est accueillir l’autre
avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même,
sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un
soit comme ceci ou comme cela,
c’est apprendre à découvrir ses qualités
qui sont en lui spécifiques.

C’est être ouvert positivement
à toutes ses idées, à tous ses sujets,
à toutes ses expériences,
à toutes les solutions,
sans interpréter, sans juger,
laissant à l’autre son espace
et le temps de trouver la voie qui est la sienne.

Être attentif à quelqu’un qui souffre,
ce n’est pas donner une solution
ou une explication à sa souffrance,
c’est lui permettre de la dire
et de trouver lui-même son propre chemin pour se libérer.

Bon été,
bonne écoute,
bon compagnonnage.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’AMOUR, UN SERVICE ESSENTIEL
Dimanche 11 juillet 2010

Intéressant, le parallèle entre Paul aux Corinthiens I, 12, 31, une description magistrale de l’amour
et celui de Galates 5, 22,
l’amour comme fruit de l’Esprit Saint.

Le premier texte
décrit l’amour
d’abord d’une façon négative :
Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien,
même si je donne l’apparence d’un héros;
puis d’une façon positive
en énumérant les qualités de l’amour.

C’est l’une des descriptions les plus explicites :

Il vaudrait la joie de la découverte
à s’arrêter à chaque phrase, pour la méditer, la goûter :
« L’amour prend patience,
l’amour rend service,
Il ne jalouse pas,
il ne plastronne pas,
il ne s’enfle pas d’orgueil,
Il ne fait rien de laid,
il ne cherche pas son intérêt,
il ne s’irrite pas,
il n’entretient pas de rancune,
Il ne se réjouit pas de l’injustice,
mais il trouve sa joie dans la vérité.
Il excuse tout,
il croit tout,
il espère tout,
il endure tout.
L’amour ne disparaît jamais. »

Bien sûr,
saint Paul parle ici de l’Amour incommensurable
de Dieu en Lui et pour nous;
Mais, comme Il nous a fait à Son image,
Il nous a fait part de Sa propre essence :
l’AMOUR.
Nous sommes capables d’aimer,
d’apprendre à aimer,
d’imiter Son amour.

Le second texte,
celui de Galates 5, 22,
si l’on emprunte l’accentuation de la TOB
(note o, page 561 de l’édition de 1975), l’amour serait LE fruit de l’Esprit Saint :

- la joie et la paix en seraient les conséquences, l’aboutissement final;

- la patience, la bonté, la bienveillance, en serait l’expression, la manifestation;

- la foi, la douceur et la maîtrise de soi, les conditions de sa naissance, de son épanouissement et de sa pérennité.

Si chaque être humain,
en particulier les baptisés,
acceptait de mettre cet amour-là au coeur de sa vie,
il communierait d’abord
avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint
dans une unité si parfaite
qu’il serait en vérité UN en Celui qui est l’Amour.
Mais en même temps,
vous imaginez bien quel serait notre paradis sur terre
si chacun, chacune, avait la foi à transporter les montagnes de ses propres défauts
et ceux de ses compagnons et compagnes
avec patience et tendresse,
douceur et maîtrise de soi,
bonté et bienveillance!

Quelle source de joie,
de paix et d’épanouissement physique
aussi bien que psychique et spirituel
dans notre univers
si rempli de querelles, de guerres, d’incompréhension
et d’envie, de voir surgir un amour débordant qui prépare au bonheur éternel!

Cela semble impossible
à notre âme pécheresse piquée par le défaitisme ou les préjugés .
Mais OUI!
C’est possible si nous tendons la main au Seigneur!

Si nous apprenons, avec la force divine,
à pardonner pour être pardonnés,
à comprendre la faiblesse des autres puisque nous mêmes sommes entourés de faiblesses.
Si nous accueillons l’Esprit de Sagesse
qui nous redit que le Christ nous a sauvés
et nous invite avec Lui
à nous asseoir dans la joie et la paix du Père qui nous tend les bras
et veut nous servir
le plat délicieux et abondant de l’amour partagé.


- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Parle-moi, papa!
Dimanche 25 juillet 2010

Jésus, dit l’évangile, passait beaucoup de temps
en prière, à l’écart, en silence, à l’écoute de Son Père.
Avons-nous osé demander aussi :


Parle-moi, papa!

- Parle-moi, cher papa! ...

Quand tu gardes silence,
À quoi donc songes-tu?
Donne-moi de ta science:
Comment l’on naît,
pourquoi l’on souffre avant la mort?
Comment être un adulte, être bon, être fort?
Comment grandir sans cesse et devenir athlète?
Comment ouvrir son coeur et conserver sa tête,
Travailler tout le jour, se reposer le soir,
Accueillir les tracas et conserver l’espoir,
Être entouré de peurs, de bruits et d’impatience
Et enrichir de paix, d’amour, d’expérience. . .

- Oh! Je ne sais pas tout de la terre et des cieux . . .

Je sais que nous avons un Père et qu’Il est Dieu.
Un Père si puissant, qu’Il fabriqua le monde
D’une seule Parole et d’une main féconde.
La Bible nous raconte un peu de Ses actions:
Comment Il fit Son oeuvre et vit que c’était bon.

Il proclamait l’amour; on le tua par haine;
Il nous désirait libre... On préféra nos chaînes;
Il parle de repos, on cherche le profit;
Il fait jaillir la vie; et nous, on la détruit. . .

C’est Dieu qui nous soutient quand on chante et qu’on sème,
Qu’on partage le pain, qu’on pardonne et qu’on s’aime,
Qu’on offre un verre d’eau à l’hôte voyageur,
Qu’on accueille un enfant égaré, plein de peur,
Qu’on visite un vieillard, un malade, une soeur. . .

- Je comprends, maintenant, le sens de tes silences:

La vie est plus qu’un rêve, un songe, un paradis;
N’attendons pas demain, commençons aujourd’hui:
S’asseoir et planifier, multiplier ses chances;
Produire et être utile avec persévérance
Et fêter à la fin, quand pousseront les fruits..




- Lionel DesGroseillers s.m.m.



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