Archives de juin 2010
La messe, s’unir à Dieu et aux autres
Dimanche 6 juin 2010

-Mon Père! Pourquoi FAUT-IL aller à la messe?
-Pourquoi faut-il manger?, dormir?, travailler?, respirer?, laisser battre ton cœur?

-Vous vous moquez de moi!
L’essentiel ne pose pas question, c’est naturel et se fait sans y réfléchir.
Mais aller à la messe nécessite de quitter la maison,
se joindre à des inconnus,
poser des gestes déconcertants
comme demander pardon pour mes fautes,
écouter une parole d’un autre temps,
donner à la quête,
m’offrir moi-même avec le pain et le vin,
chanter sur un rythme autre que ceux de la radio et de la télé,
serrer des mains comme si je souhaitais du bonheur à des gens que je ne reverrai plus,
toucher presque l’invisible,
me faire bénir comme si j’avais besoin des autres,
écouter un vieillard m’inviter à me dépasser
et nous aimer les uns les autres
comme si nous étions des frères et des sœurs de sang!

-Mon cher ami!
Tu as répondu correctement à ta propre question!
Oui!
Il FAUT parfois quitter son milieu habituel

pour mieux le reconnaître et l’enrichir.

À ses concitoyens québécois qui lui demandaient pourquoi un nationaliste comme lui acceptait d’être député à Ottawa,
Henri Bourassa avait répondu par cette boutade :
« il faut sortir de son trou pour en connaître la profondeur ».

Oui! Il FAUT t’unir à d’autres pour te sentir fort,
solidaire, nécessaire.
Tu connais le proverbe :
« L’union fait la force ».

Une ficelle n’offre pas grand résistance,
mais cent ficelles bien cordées font un câble fiable.

Oui! Il FAUT écouter l’expérience des anciens,
apprendre à faire du neuf sans se casser le cou ni tomber dans le précipice.
Oui! IL FAUT fournir ta part à l’œuvre collective,
répondre aux besoins des autres.
Tu connais le proverbe :
« qui donne aux pauvres prête à Dieu » .

Surtout, Jésus voulait que tu n’aies pas peur de Lui,
que tu ne te sentes pas démuni!

À la messe,
au lieu de partager un gros bœuf ou un mouton dispendieux,
tu reçois un petit pain, un peu de vin,
sur la parole solennelle de Jésus
que la tradition nous ramène :

« La veille de sa mort,
durant le repas pascal,
Jésus prit du pain,
le rompit,
le partagea avec ses disciples aussi étonnés que toi aujourd’hui
et dit sérieusement :

Prenez et mangez : CECI EST MON CORPS, livré pour vous.
Prenez et buvez, CECI EST LA COUPE DE MON SANG versé pour vous.

FAITES CELA EN MÉMOIRE DE MOI ».

« Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Tu vois,
tu as très bien résumé ce qu’est la messe :
accueil, rencontre, offrande, écoute, invitation au bonheur,
à retourner à la maison pour servir ta famille et ton entourage.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’AMOUR DE MARIE-MADELEINE ET CELUI DE JÉSUS
Dimanche 13 juin 2010

Marie-Madeleine connaissait le cœur des hommes,
leurs forces et leurs faiblesses.
Mais devant Jésus,
elle se sentait déroutée.
Elle n’en était que plus attirée par lui.
C’est elle maintenant qui désirait tomber dans ses bras et son cœur.
Son physique était désirable,
mais surtout son attitude de douceur, de compréhension, d’écoute, de vérité.
Elle osa entrer dans la salle du banquet,
ignorant les autres convives masculins,
scribes savants et hautains qui avaient réponse à tout,
pharisiens, drapés de dentelles,
qui se ventaient de la perfection avec laquelle ils observaient les minuties de la Loi,
sadducéens riches en argent et en terre,
leur envie et le sens de leur vie.

Non elle alla directement aux pieds de Jésus,
étendu avec les autres autour de la table en fer à cheval.
Elle versa un parfum précieux sur ses pieds
et les essuya langoureusement de ses longs cheveux.

La salle en fut remplie.
Les convives en furent scandalisés, outrés.
Mais Jésus prit sa défense.
Laver les pieds de quelqu’un est un geste de service, un signe d’hospitalité.

Lui-même le fera à la dernière cène, à ses apôtres,
leur demandant de faire de même à l’égard de leurs frères et sœurs.

Seulement après sa résurrection,
reconnaissant la distance intérieure parcourue et la purification vécue par la Madeleine,
Jésus lui dira :
Ne me touche plus mais va proclamer à nos frères et sœurs tout l’amour que toi et moi nous avons pour eux.
Sois la première missionnaire de l’histoire chrétienne.
Je vous enverrai mon Esprit
qui vous fera comprendre
tout ce que je vous ai appris de mon vivant.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Pensée de vacances
Dimanche 20 juin 2010

Projeter de la lumière dans les ténèbres de ce monde
est la vocation première des amis de Jésus:
Jésus, Lumière du monde, nous habite;
et c’est cette Lumière que nous avons à refléter autour de nous.


Étincelle ou allumette,
Lampe ou Étoile, éclaire!


La noirceur nous fait peur:
Comme un danger menace,
Le moindre bruit terrasse,
Nous couvre de sueur...

Que vienne la lumière?
Tout reprend sa couleur,
Tout reprend sa valeur,
Tout change d’atmosphère.

Le monde d’aujourd’hui
Doute et désespère;
Moi, fils, fille du Père Créateur de la Lumière,
Si ma lumière luit,
Le monde entier s’éclaire!


Comment être joyeux ?
Comment refléter Dieu ?
Le Prince de la paix
Me veut pour Son prophète !
La Vérité parfaite
Fait de moi Son portrait ;
Il me donne Sa Mère,
Me pousse vers Ses frères


Mon premier paradis ?
- Le cœur de Jésus Christ.


La source de ma vie ?
- Que mon bonheur soit Lui,
Que Son bonheur soit moi !



-Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Visite de vacances : Rome et mon coeur , Ma Maison, Jésus c’est Toi.
Dimanche 27 juin 2010

Ta maison, Jésus c’est moi!

La cathédrale officielle du pape n’est pas Saint-Pierre, au Vatican,
mais la Basilique Saint-Jean-de-Latran, au cœur de Rome.
Cette basilique raconte des passages essentiels de notre histoire.

En 67,
durant ses persécutions contre les chrétiens,
l’empereur Néron avait confisqué le palais
et la propriété d’un patricien, Lateranus.

Et c’est resté propriété de l’empereur.

En 313,
après avoir proclamé le droit des chrétiens de professer leur religion en paix et dignement,
Constantin a concédé au Pape Sylvestre cette propriété et ce palais
et fit construire la « Basilique » (salle du Basileus, l’empereur),
pour permettre au pape de diriger de là l’Église universelle (à deux pas de son propre palais).

Cette Cathédrale est donc la première, la mère de toutes les églises de la Ville et du monde, siège et résidence du pape depuis.

Après plusieurs destructions et reconstructions à cause de guerres et d’incendies, l’édifice actuel date du XVIIe siècle et fut inauguré à l’occasion du Jubilé de 1650.

Même après la construction de Saint-Pierre et des édifices du Vatican, la basilique du Latran et le palais contigu sont restés jusqu’à nos jours la propriété du pape et son siège officiel d’évêque de Rome.

Cinq conciles y ont rassemblé les évêques du monde entier, de 1123 à 1512.



Les peuples anciens étaient des nomades et n’avaient pas de demeures fixes.
Pour qu’ils sachent, dès ce moment-là, lorsqu’ils se réunissaient en Son Nom,
que le Seigneur y est présent, la Bible nous dit qu’Il avait ordonné de lui construire une Tente.

Quand on levait la Tente de l’Arche de l’Alliance,
le peuple entier pliait bagages et repartait en grandes caravanes vers le pays de leurs rêves et de la Promesse.

Quand le roi David s’installa à Jérusalem, il y fit venir l’Arche et ordonna à son fils de construire un Temple digne du Seigneur.
Quand Pierre s’installa à Rome, cette ville devint le cœur de la chrétienté.



Notre église paroissiale permet ce rassemblement moderne
autour de la Présence du Seigneur Jésus Christ dans l’eucharistie.
Elle rend présent pour nous Dieu Lui-même :
« Là où plusieurs sont réunis en Mon nom, Je suis là, au milieu d’eux. »

Et quand je communie, je deviens à mon tour temple du Seigneur :
« Celui qui demeure en Moi et en qui je demeure,
mon Père l’aimera et fera chez lui Sa demeure »

Il est donc juste, équitable et salutaire
de fêter Dieu,
dans Son Église,
qui est à Montréal.




Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Partout où tu me mèneras, j’irai!
Samedi 26 juin 2010

L’eucharistie, notre sextant, notre boussole

Quand j’étais petit, le Diocèse de Montréal, pour permettre aux enfants, l’été,
de quitter le ciment des trottoirs et l’asphalte de la Métropole,
envoyait les enfants pauvres sur le bord du fleuve Saint Laurent aux « Grèves » de Contrecoeur, près de Sorel.
Nous étions huit « colonies » de 90 jeunes chacune.
C’était un lieu d’apprentissage merveilleux, à tous points de vue, sous la juridiction des grand Séminaristes.

Entre mille autres explorations, ce qui m’étonnait,
c’était que les transatlantiques revenant de Montréal vers l’océan, s’arrêtaient en plein milieu du fleuve, en face de nous, se tournaient vers le soleil et ajustaient leurs sextants.
Par un jeu de miroirs, ils se donnaient la capacité, quelle que soit ensuite leur position dans le monde au milieu des immensités maritimes,
de reconnaître exactement leur position sur la Terre en latitudes et longitudes.

La même chose au fond des bois les plus denses, dans les sentiers les plus ignorés, ou au coeur d’un désert sablonneux sans horizon,
il suffisait d’une boussole pour retrouver le nord magnétique et revenir chez nous dans la bonne direction.

Quelles que soient notre humeur intérieure, notre peine momentanée, notre situation désastreuse, la profondeur de notre désespoir, le deuil le plus désolant,
il suffit d’entrer à l’église à l’heure de la messe, regarder la grande croix sur le mur, la lampe près du Tabernacle, le Livre de la Parole qui inspire, et surtout l’autel où Dieu se donne littéralement à manger,
pour retrouver le chemin de la lumière, l’Amour de notre Père, la force qui risquait de défaillir, le Pain qui vient nourrir nos faims intérieures, le Souffle de l’Esprit qui vient nous vivifier, le silence apaisant qui trace son chemin d’accueil, de pardon, de courage même.

Bienheureux suis-je encore aujourd’hui,
si je sais à quelle heure l’église est ouverte
pour que la porte de mon coeur s’ouvre aussi à la Parole,
à la Lumière, à l’Avenir éternel.




Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



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