Archives de mai 2010
Marie, Compagne indissoluble de Jésus Christ
Dimanche 2 mai 2010

Déjà, dans la Pensée créatrice et providentielle du Père,
avant que le monde fut,
elle était déjà celle qui allait enfanter,
dans notre chair,
Son Fils unique, le Sauveur du monde.

Dans le poème de la création,
lorsque Adam et Ève se sont laissé tenter par le désir d’être égaux à Dieu,
de connaître et goûter même à ce qui les dépassait infiniment,
le Père,
en les chassant à regret du Paradis qu’il avait rêvé pour l’humanité,
leur laissa tout de même un grand signe d’espérance :

Une femme et sa descendance,
dans une obéissance libre et totale au Père,
allaient vaincre le mal et le serpent maudit.

Au cœur de l’Ancien Testament,
longue quête d’avenir de la caravane humaine,
des femmes,
images de la Vierge Marie,
se sont levées pour montrer le chemin de Dieu.

Isaïe la promit en signe au roi poltron qui craignait ses ennemis voisins :
Une Vierge mettra au monde un fils
qui sera appelé Emmanuel,
Dieu avec nous.


Quand les temps furent accomplis,
Dieu se modela une Mère.
Dès sa conception,
elle prononça librement,
en prévision du salut qu’apportera son Fils,
avant même d’avoir un cerveau,
le OUI de toute sa vie.

À l’Heure précise de ce salut,
elle reçut la visite du Très-Haut.

Veux-tu être la Mère de mon Fils?

Après les questions pertinentes,
amoureusement,
elle devint l’épouse du Saint-Esprit.

Né d’une femme,
le Verbe s'est fait chair
et est venu habiter parmi nous.

Avec Joseph,
selon les caprices des autorités humaines,
elle dut s’exiler en Égypte,
apportant son Trésor près de son cœur.

Puis, de retour à Nazareth,
adoratrice et institutrice,
elle accompagnait son Fils
qui grandissait en sagesse, en taille et en âge, devant Dieu et devant elle.

Après la mort de son mari,
quand Jésus décida d’aller proclamer la Bonne Nouvelle au monde à venir,
Marie décida de quitter elle aussi la sécurité de sa maison pour suivre Son Fils partout,
même jusque sur le Calvaire où elle nous reçut pour ses enfants.

Maintenant dans le ciel avec son Fils,
elle poursuit éternellement sa tâche de Médiatrice de toutes grâces,
Mère de l’Église,
Mère de tous les saints,
Mère de Dieu.

À l’exemple et à la suite de ma Mère,
je serai désormais compagnon,
ami,
partenaire solidaire de Jésus.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



MAMAN, BONNE FÊTE !
Dimanche 9 mai 2010

Dale Carnegie disait,
Dans son livre sur « L’art de se faire des amis »,
Que lorsque tu vas visiter quelqu’un,
avant de frapper à sa porte,
rappelle-toi la joie qui t’a le plus comblé.
Ainsi quand la porte s’ouvrira,
ton visage sera si rayonnant
qu’il appellera le sourire
chez celui ou celle
que tu vois pour la première fois.

L’Accueil est comme une porte ouverte:
c’est le plus beau des commencements.

En ce jour de la fête des mamans,
C’est l’exemple qu’elle nous a donné tout le temps.

Notre premier souvenir, le sourire de notre mère ;
Elle nous a nourris et bercés jusqu’au sommeil.
Elle nous a appris notre première prière :
« Mon Dieu, je vous donne mon cœur :
prenez-le s’il vous plaît ! »

Le premier pas que nous avons fait a été de nous jeter dans ses bras.
Elle nous a menés à l’école, la première fois,
Elle a applaudi à nos premiers certificats,
a pleuré de joie quand nous nous sommes mariés
Ou lui avons offert notre première bénédiction.

Vers elle, nous sommes revenus tant de fois
après nos voyages, nos combats et nos victoires.

Que tu sois sur la terre
ou déjà dans les cieux,
sois bénie, mère chérie,
sois fière de tes enfants.



- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’ASCENSION: JÉSUS EST “MONTÉ” AU CIEL
Dimanche 16 mai 2010

On sait que la terre tourne autour du soleil.
On n’en dit pas moins que le soleil se lève le matin et se couche le soir, de l’Orient à l’Occident :
Ces mots décrivent le phénomène.

Quand je fais brûler de l’encens,
je murmure, comme le psalmiste :
"Que ma prière monte vers Toi, Seigneur, comme cet encens".
Le Seigneur est pourtant dans notre cœur.

Quand un joueur de Baseball frappe un circuit,
on le voit lever les yeux et les doigts vers le ciel
comme pour remercier Dieu de ce bon coup.

Des joueurs de hockey se jettent à genoux après avoir marqué un but,
mettant Dieu à témoin de la joie qu’ils ressentent.

Le Christ Jésus est venu du Père sur la terre,
Il est descendu parmi nous.
Il est né de la Vierge Marie,
Il est mort,
Il est descendu aux enfers.
Il est ressuscité et est retourné à son Père :
Il est monté au ciel
et est assis à la droite du Père (partageant Sa puissance).


Quand on va en pèlerinage en Israël,
on brûle de voir de ses yeux ce que racontent les Évangiles.
On désire marcher sur ses pas,
de Sa naissance à Bethléem à son Ascension,
sur le mont des Oliviers.

On oublie ce que veut exprimer l’Évangéliste
et ce que cela peut changer de notre vie,
pour devenir touriste.

On a scruté le sol de la montagne
et l’on a trouvé comme une marque de pied.
Ah! Ce doit être de là qu’Il est parti pour le ciel.

Et l’on a construit une chapelle octogonale,
signe en Orient du passage d’un personnage illustre.


Comme les musulmans du 7e siècle
ont construit le Dôme du Rocher pour marquer à la fois
le passage de Mahomet à Jérusalem
et rappeler que ce mont Moriah
est l’endroit même où Abraham a voulu immoler Isaac ou Ismaël
et où l’ange de Dieu l’a sauvé de la mort.

C’est vrai que Jésus est mort, ressuscité et retourné vers Son Père et notre Père.

Chacun de ces « mystères » est si important,
qu’il faut prendre le temps de les célébrer l’un après l’autre :

J’ai été aimé à ce point.
Et toutes les personnes de tous âges et de toutes nations aussi.

Jésus,
près du Père,
continue à nous aider à monter vers Lui,
à jouir du bonheur éternel.
Mais avant,
devenons missionnaires :
Allez!
De toutes les nations faites des disciples,
baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



PENTECÔTE 2010: ACCUEILLIR LA DIFFÉRENCE
Dimanche 23 mai 2010

« Le récit évangélique de ce dimanche
nous annonce la venue de l’Esprit Saint.

Forts de cette présence,
nous osons maintenant nous aventurer sur des chemins nouveaux.
En effet, la société dans laquelle nous vivons a changé de façon assez radicale, et elle change encore.
Nous avons à exercer la mission dans un contexte nouveau… et pas toujours familier.

« L’histoire de l’Église a été marquée par des changements.
Depuis les tous premiers temps jusqu’à aujourd’hui,
l’Église a eu à répondre à une variétés de situations nouvelles :
accueil des païens,
rencontre avec le monde grec,
religion officielle avec Charlemagne,
confrontations avec les nouvelles religions,
le siècle des lumières,
la modernité, etc.

Chaque fois, les chrétiens ont dû remettre en question des façons de faire
et d’être présents au monde.

« La présente situation appelle aussi une remise en question pour notre Église.
Plus que jamais,
la dimension missionnaire de notre action est interpellée.
Qu’est-ce que cela peut signifier?

« Je vous propose ici quelques pistes à explorer :

- Notre accueil des personnes qui demandent un service à l’Église, aussi soigné soit-il,
demande à être transformé.
Nous avons à décoder la demande,
à comprendre la religion de ceux qui s’adressent à nous
et à proposer des chemins adaptés.
Il ne faut pas hésiter à proposer des démarches autres,
des repères à ceux et celles que nous rencontrons.

- Les lieux où les gens peuvent exprimer leurs questions et leurs préoccupations
doivent se multiplier.

Les gens doivent avoir accès à la richesse de l’expérience spirituelle de l’Église.
L’Esprit nous précède dans le monde.
Il peut nous interpeller de façon étonnante.

- La présence des catholiques dans les milieux séculiers de développement social et communautaire
donne au monde un tout autre visage de l’Église.
Cela suppose que nous soyons sur le chantier.»

En toute confiance et lucidité,


Jean- Claude Cardinal Turcotte, archevêque de Montréal



AU NOM DU PÈRE . . .
Dimanche 30 mai 2010

Quand un enfant paraît dans un foyer chrétien,
On l'amène à l'église, on verse sur sa tête
De l'eau, de l'huile sainte, on en fait une fête,
Car en ce moment même au Père il appartient.

Quand notre enfant s'éveille au monde et aux personnes,
Il apprend que chacun peut se faire un ami
Et par le Pain de Vie, il reçoit lui aussi
Le Fils de Dieu, Jésus, dans son cœur qui s'étonne.


Lorsque l'adolescence étale ses promesses
Et les mille chemins de la science et de l'art,
L'Esprit vient l'éclairer de force et de sagesse
Et inviter le jeune à ce nouveau départ.

Lorsque l’on a vingt ans, plein d’espoir et d’adresse,
On veut faire sa place, on bâtit sa maison
Pour accueillir l’amour, l’aisance et la richesse ;
Dans ces priorités, quelle place fait-on
Au Dieu de son enfance
et de ses communions?

Le baptême d’un fils, l’exemple de grand-mère,
Une chance inouïe, un accident soudain,
Une forte impression, le décès d’un voisin,
Met tout en perspective, invite à la prière….

Dans le monde des grands on est souvent petit,
On a besoin de force et de délicatesse
D'espérance et de paix, de joie et de tendresse...
On a besoin de Dieu, Père, Fils et Esprit.

Amen!



- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



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