Archives de avril 2010
MORT ET RÉSURRECTION
Dimanche 4 avril 2010

- Père Lionel, qu’est-ce que la résurrection?
- La résurrection,
c’est la RENCONTRE, le retour à la Maison.


Mais Oui!
Depuis toujours, toi, moi, Jésus, tout le monde était dans la pensée providentielle et amoureuse de Dieu.
Il nous désirait, Il nous préparait un avenir.
Il avait Son plan bien écrit dans Son cœur de Père.
Mais, comme Il est éternellement libre et que nous serions façonnés à son image et ressemblance,
c’est, à travers les siècles, au cœur d’un amour humain, dans la liberté,
que ce Créateur bienveillant a poursuivi, en Partenaire, la réalisation de Son Plan.
Et Il nous attend, patiemment, au bout de notre propre chemin, avec Lui, au Paradis, à la fin de nos jours.

- C’est beau comme un poème;
mais il faut bien me parler de la mort.

- La mort, c’est seulement le passage,
la Pâque, le corridor.

Chacun vit sa vie dans une des chambres de la grande Maison qu’est la terre.
La résurrection, c’est quitter sa chambre, passer par le corridor nécessaire de la mort
et arriver enfin dans la grande salle commune,
la salle à dîner du Père, le vivoir, le Living Room, la salle du Banquet éternel
où se rassemblent les générations de toutes races, pays, époques.
On passe de la chambre des ténèbres à la Lumière;
du doute à la Vérité;
du mal et de la souffrance au Bien, à la Santé durable.

Nous quittons nos vêtements de tristesse pour revêtir la joie.
Nos dégoûts et nos peurs se changent en réalisation de nos plus intimes désirs,
en une audace ouverte au vrai bonheur.
Fini le désespoir au contact de l’objet de nos espérances. Finies guerres, rancunes et colères pour s’ouvrir à la sérénité et à la paix.
Nous ne sommes pas faits pour la haine, mais pour l’Amour et la Tendresse divine.
La foi, la Parole, l’Esprit nous en éclairent.

La résurrection de Jésus,
c’est son retour à Dieu pour nous préparer une place,

le jour de notre propre résurrection.
Assis de nouveau à la droite du Père,
partageant Sa gloire, Sa puissance miséricordieuse et Son Amour,
Il en réalise le Plan, le mystère de Dieu :
pardon, salut, libération,
bonheur pour nous tous, ses frères et ses sœurs.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’AMOUR EST MISÉRICORDE
Dimanche 11 avril 2010

Commentaire sur la seconde lettre de Paul aux Corinthiens, 5, 17-21; (cf. TOB 1975, page 527, note c; et page 535, note a)

Corinthe,
située au cœur de la Grèce,
au fond de deux baies qui se touchaient presque,
l’une tournée vers l’Europe, l’autre vers l’Asie, favorisant ainsi le transport des marchandises,
était florissante et orgueilleuse.

En 146 avant J.C.,
le général Romain Mummius en fit tuer tous les habitants, détruit la ville et la voua à l’anathème.
Plus personne n’avait le droit d’y habiter.

En 44 avant J.C., César décida sagement de la rebâtir;
mais les gens avaient peur d’y revenir.
Alors il proclama l’acte de RÉCONCILIATION.
Toute personne de l’empire qui venait y vivre,
recevrait le Pardon total des méfaits de sa vie.
L’Empereur s’en portait garant.

Appuyée d’une si éclatante façon,
la ville redevint florissante et Capitale de la Grèce,
supplantant même Athènes.

Saint Paul ne pouvait choisir une expression mieux connue pour parler de la miséricorde de Dieu le Père.
C’est plus qu’un empereur qui nous appelle à vivre en paix les uns avec les autres, sous la protection d’autorités humaines;
le Père Lui-même nous envoie son Fils qui paie toutes nos dettes à notre place et nous invite à faire partie de Sa famille, héritiers avec Jésus Christ.

Voilà le mystère de Dieu :
Il répond à l’offense par l’amour et la miséricorde.


Mais la réconciliation suppose deux personnes :
celle qui pardonne
et celle qui accepte ce pardon total et la récupération de tous les droits civiques, spirituels et éternels.

Oui!
Le Père nous accueille dans Ses bras, Sa maison,
Son Banquet eucharistique,
Sa famille et Son Paradis.
Mais tout reste entre nos mains!

Laissons-nous réconcilier!

Devenons les ambassadeurs de la miséricorde du Christ.
Jean-Paul II,
en canonisant Sœur Faustine (avril 2000),
suggéra que le dimanche après Pâques,
soit célébré comme dimanche de la miséricorde.



- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



RÉSURRECTION D’AMOUR
Dimanche 18 avril 2010

Quand nous rentrons, le soir, de notre train train quotidien
avec l’impression que notre barque est vide,
le Seigneur est continuellement là,
sur le rivage de notre vie et de nos amours
pour nous inviter à reprendre le large,
à retendre nos filets,
à sortir de notre propre cœur des énergies nouvelles,
des résultats nouveaux,
une pêche miraculeuse.

Un soir de 25ème anniversaire de mariage,
j’étais invité chez les parents d’un de mes amis.

Après quelques verres fort agréables au palais et au cœur,
les esprits se sont permis des confidences.

La jubilaire osa dire à son mari,
devant nous,
avec du désir plein les yeux :
- Mon homme,
On est marié depuis 25 ans.
Tu ne m’as jamais dit que tu m’aimais.

- Pendant ces vingt-cinq ans,
J’ai donné mon salaire.
Après les trois enfants
Dont je t’ai fait la mère,
Tu me demandes encor
Si c’est toi, mon amour?

- Tu me l’as bien prouvé.
Mais tu pourrais le dire!
Cela me fait rêver;
d’y penser, je chavire :
Dis-moi-le donc, mon vieux!
Dis-le-moi que tu m’aimes
Beaucoup moins que mon Dieu,
Mais bien plus que toi-même!

L’autre jubilaire a mis son verre sur la table,
et a dit à sa partenaire :
- OK! Je t’aime!
- Pas comme ça.
Dis-le-moi vraiment que tu m’aimes!
Il s’avança vers elle,
mit ses mains sur ses oreilles et ses cheveux,
se pencha sur ses lèvres
lui donna un beau bec en lui disant :

- Ma femme tu le sais depuis le premier jour de nos premières rencontres,
Tu sais bien que je t’aime
et que je veux t’aimer chaque jour de ma vie!

Nous avons applaudi, à cet aveu merveilleux.
Et nous avons trinqué à leur santé et longue vie.

Ce n’était plus un amour de vingt-cinq ans,
mais un amour ressuscité,
qui renaît de ses cendres,
étincelle et jaillit,
éclatant et chaud,
dans le foyer de leur bonheur.



-Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



LA PORTE, JÉSUS, moi et les voleurs
Dimanche 25 avril 2010

(Jean 10, 7-10)

Au temps des nomades,
comme il y avait des voleurs,
chaque soir, les bergers rassemblaient leurs troupeaux à l’intérieur du bercail,
formé essentiellement d’une haute palissade avec une seule porte d’entrée,
protégée toute la nuit par un gardien.

Le matin suivant,
les bergers venaient à la porte,
le gardien les connaissait,
leur rouvrait la porte
et les bergers, après avoir appelé leurs brebis,
repartaient pour la journée dans les pâturages extérieurs.

Aucun voleur ne pouvait passer par la porte.

Pour entrer,
il lui aurait fallu grimper sur la palissade
et il lui aurait été impossible de s’enfuir avec des brebis.

Jésus affirme qu’il est la porte des brebis.

C’est lui qui les laisse entrer, le soir,
et les protège ensuite contre les voleurs.

Et c’est lui aussi qui leur permet de sortir,
au matin,avec les bergers
pour aller vers les sources d’eaux vives
et l’herbe fraîche des pâturages.

Pendant que les humains s’endorment après leur lourde journée de labeur,
le gardien veille,
au risque de sa vie,

aide les brebis à mettre bas dans l’obscurité,
assure ainsi la survie du troupeau.

Le prêtre, le père et la mère de famille,
les éducateurs et les professionnels,
les politiciens les patrons et les chefs d'entreprises,
les gens de métiers
et tous les autres responsables de ceux et celles qui leur sont confiés,
ne sont pas seulement pasteurs, bergères de leur troupeau et de leur peuple,
ils n’ont pas seulement la tâche de connaître leurs gens,
de les nourrir de la parole et du Pain,
de les sanctifier par leur exemple et leurs conseils,
de les gouverner à travers les difficultés
et les facilités de chaque époque;
ils ne doivent pas être des voleurs
qui grimpent les palissades de leurs préjugés
ou de leur envie.

Ils sont aussi, comme Jésus, LA PORTE DES BREBIS.

Veiller sur elles avec persévérance,
rester éveillés par la prière et la science,
les protéger de leur mieux
quand viennent les voleurs d’âmes.

C’est vraiment merveilleux d’être la porte des brebis :
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux et celles qu’on aime.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Archives
© 2007-2010 Communauté chrétienne de Saint-Fabien. Gestion du site
Nombre de visiteurs: 23164