Archives de février 2010
PÊCHEURS D'HOMMES
Dimanche 7 février 2010

En 741 avant JC,
un juif vient à Jérusalem Fêter l'Expiation.
Il monte au Temple car le grand-prêtre
va pénétrer derrière le rideau du Saint des Saints.
Isaïe voit les chérubins de 17 pieds de haut,
leurs ailes au-dessus de l'Arche de l'Alliance;
un chandelier brûle pour attester de la Présence de Dieu.

Le temps d'un éclair,
Isaïe
mesure la splendeur, la gloire du très Haut
et sa petitesse de pécheur.
Il ne meurt pas,
un des chérubins prend du feu,
lui brûle les lèvres;
et il s'entend dire:
OUI!
Je serai Ton messager.
Envoie-moi.


En 30 après JC,
Jésus Christ Lui-même
demande à Pierre,
fatigué d'une nuit de pêche désastreuse,
la permission de s'asseoir dans sa barque
pour mieux prêcher à des milliers de personnes sur le rivage.
Pierre reste là à écouter cet étranger
qui attire tant de monde.
À la fin, Jésus lui dit:
Avance au large et lance ton filet.

Surpris d'une pareille demande,
il obéit.
Son filet s'emplit tellement de poissons
qu'il demande à ses amis, Jacques et Jean,
de venir l'aider.
Subjugué de tant de puissance,
il tombe à genoux.
–Éloigne-Toi de moi, je ne suis qu'un pécheur.
– Lève-toi,
Viens! Je ferai de toi un pêcheur d'hommes.



En 40 après JC,
Saul
«le choisi de Dieu»,
vient à Damas enchaîner les disciples de la Voie,
les ramener, prisonniers à Jérusalem
et les faire juger comme des traîtres à la Loi.
Soudain, la Nuée lumineuse l'entoure.
Il sent la présence de Dieu Lui-même.
Il tombe à genoux,
les yeux bouchés, de peur de mourir maintenant.
–Qui es-tu Seigneur?
–Je suis Jésus que tu persécutes.

Désormais tu porteras le nom de Paul,
le petit, l'avorton.
À ton tour, tu seras maltraité
mais, ne crains pas, je serai toujours avec toi.
J'ai besoin de toi.
Lève-toi!
Sois mon apôtre, partout, jusqu'aux confins de la terre.»



Le Seigneur a besoin de nous aussi
pour Sa pêche miraculeuse deux fois millénaire.
Allez dire à vos contemporains
qu'ils sont mes frères et sœurs.
N'ayez pas peur!
Je serai avec vous tous les jours.
C'est moi,
le PÊCHEUR D'HOMMES.




Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



LE MAIGRE ET LE JEÛNE EN CARÊME
Dimanche 14 février 2010

Le Mercredi-des-Cendres et le Vendredi-Saint, des jours de maigre et jeûne.

Faire maigre,
c’est accepter de ne pas manger de viande,
la nourriture la plus dispendieuse;
se contenter d’œufs, de poisson, de pâtes alimentaires… comme les démunis.

Jeûner,
c’est diminuer sur la quantité de nourriture et le nombre de repas.

Accepter, (comme pour l’arbre de vie du Paradis perdu) de ne pas faire à ma tête, de me modérer, d’être pauvre, et de partager ce que je sauve avec ceux qui ont moins.

Agir par amour pour le Seigneur qui s’est fait pauvre, démuni, qui m'a aimé jusqu’à donner sa vie pour me sauver.

Pourquoi le Mercredi-des-Cendres?
Commencer sérieusement à préparer Pâques, la Résurrection du Seigneur, cœur et sommet de ma foi.

Pourquoi le Vendredi-Saint?
En souvenir du jour où le Seigneur a donné sa vie jusqu’à la dernière goutte de son sang pour moi.

J’en fais l’expérience chaque jour,
trop manger indispose,
manger trop souvent alourdit,
manger n’importe quoi coûte cher.
Par respect pour mon corps, pour rester en forme, je fais attention.
Pourquoi ne pas choisir de me dominer par amour pour le Seigneur?
Offrir ce cadeau facile à Celui que mon cœur aime?

Lorsque j’étais petit,
mon père (qui avait lu la vie de Garcia Moreno, président de l’Équateur) me disait :
Tu veux apprendre à avoir du courage?
Prends-en l’habitude.
Exemple : choisis d’aller toucher à un clou, à une heure précise, à un endroit précis. Décide-le.
Quoi que tu fasses ensuite,
quels que soit le sport ou la lecture ou le travail, à cette heure-là, va toucher au clou.
C’est rien du tout. Mais essaie-le : Ça dérange.
Ça suppose que tu regardes ta montre, que tu t’imposes une obligation et que tu l’accomplisses.
Ensuite, quand tu t’es habitué dans les petits détails à réaliser ce que tu as décidé, que tu sois étudiant, président de pays ou mère de famille, tu sais l’importance et de choisir et d’accomplir.
Tu deviens courageux.

Me priver de nourriture, diminuer sur la quantité, peut paraître aussi concombre que de toucher à un clou.
Mais si je le fais par amour, surtout pour Jésus qui m’a sauvé en donnant sa vie, je deviendrai adulte, chrétien, un saint.
Le carême est une occasion en or de devenir quelqu’un devant Quelqu’un qui m’a aimé le premier.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’INUKSHUK
Dimanche 21 février 2010

Dans le Grand Nord canadien,
là où il n’y a plus de chemin, de routes,
dans l’immensité blanche hivernale
où même les arbres et les collines se font rares,
des humains vivent, marchent, se rendent d’un point à un autre, font la chasse, se visitent, grâce à l’Inukshuk.

L’(inuk = homme, Inuit = des humains; shuk = qui ressemble à, qui a la forme de), a été posé, ici et là, comme balise, phare, symbole de force, d’endurance, d’espérance, d’appartenance;
une invitation à la persévérance, une direction vers d’autres humains, leur iglou, leur port d’attache, la sécurité, la civilisation, l’humanité.

Des familles se sont assemblées,
au temps où la neige a fait place au printemps et au court été luxuriant.
Ils ont trouvé, aux alentours, des pierres de toutes sortes et de toute grandeur transportable.
Chacun a fait sa part.
Ils ont monté les pierres ensemble : une fondation solide, deux jambes arc-boutées, torse bombé, deux bras indiquant le chemin à suivre et une tête à forme humaine comme sommet pour assurer que cela a été construit par des gens sérieux, connaissants, dignes de foi et de confiance.

Voilà en partie,
pourquoi les Jeux Olympiques de Vancouver 2010 ont choisi l’Inukshuk comme mascotte,
symbole de l’effort cyclopéen qu’est la recherche d’être le meilleur athlète du monde contemporain dans son sport.

Le Christ est venu sur terre,
au cœur de nos déserts brûlants, nos océans de misère, nos étendues écartantes.
Il a accepté, avec sa mère, ses apôtres et leurs successeurs, de se dresser sur une croix pour nous indiquer, de façon verticale, la route de prière et de lumière vers l’amour de son Père.
Mais en même temps,
Il a étendu Ses bras cloués vers la multitude de nos frères et sœurs,
nous invitant à la persévérance, à l’écoute, à l’accueil, au pardon, à la vie donnée, s’il le faut, pour indiquer le Chemin à toute l’humanité en péril.

Et Il reste là, sur la croix,
comme un autel dans l’église, depuis plus de 2 000 ans.
Il ne peut pas, parce qu’Il ne veut pas en descendre tant que chaque homme, femme et enfant n’auront pas trouver le bon chemin qui mène au bonheur, à l’Amour, à son Père.

Son plus grand désir?
Que, dans Sa famille spirituelle mais réelle de chaque époque, Son Église,
il y ait d’autres personnes à se mettre ensemble, chez eux, pour bâtir à leur tour de nouvelles balises,
des conseillers, des frères et sœurs qui osent rester debout afin de L’aider à montrer le chemin de l’honneur, du devoir, de la paix, de la joie, de l’Amour.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Confiance! L’Amour transfigure.
Dimanche 28 février 2010

Jésus grimpe sur la montagne pour prier.

Il y invite Ses amis.

Il entre en présence de Son Père.

Il en est si heureux, si plein de joie, si rempli d’amour que Son corps ne peut cacher plus longtemps cette exubérance.
Son visage éclate de sérénité et de confiance.
Ses vêtements même laissent passer une lumière indicible.

La joie, c’est l’épanouissement de tout l’être en présence de l’objet,
surtout de la personne désirée depuis longtemps.

Imaginez le rayonnement de tout l’être de Jésus en communion intime avec Son Père.
Les apôtres devinent, bien que de façon infinitésimale, ce qui se passe réellement.

Comme s’ils entendaient le Père Lui-même reprendre les paroles entendues au baptême de Jésus :

« Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé, Écoutez-le! »

Ils en perdent le sens de la réalité
et décident de rester à jamais sur la montagne :
« Dressons-y trois tentes! »

Qu’est-ce qui pouvait transfigurer ainsi la personne humaine de Jésus?
Son amour infini.
Son désir de se coller à la volonté de Son Père :
peu importe l’incompréhension, l’indifférence, l’oubli, la méfiance, la souffrance, la Croix, la mort même.
Il est sûr de la victoire finale, épaulé, soutenu, compris, fortifié, AIMÉ.

Il peut redescendre de la montagne.
Qu’importe les événements du jour ou de demain!
Son Père L’aime, sera toujours avec Lui et Lui, en Son Père.

Jésus espère seulement que Ses apôtres et nous tous, apprendrons un jour à prier, à nous unir au Père, à y trouver force, joie, constance et amour.

Il a invité ses apôtres préférés sur la montagne;
Il nous dit aujourd’hui encore :
Confiance! J’ai vaincu le monde grâce à l’Amour de mon Père et votre Père.
Courage! Je suis avec vous tous les jours.
Je suis même là, présent, Je frappe à la porte de votre cœur.
Si vous ouvrez, j’entrerai avec mon Père
et l’Esprit Saint et nous
ferons chez-vous notre demeure.





-Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



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