Archives de janvier 2010
LA FÊTE DES MAGES
Dimanche 3 janvier 2010

La fête des Mages,
m’invite à méditer sur la sagesse dans ma vie.

Mon bonheur se résume en "oui" et "non" à décider et à vivre:

OUI à ma naissance:

et à mes renaissances, librement:

m'ouvrir à tout nouvel environnement, à une nouvelle expérience.

NON (vers 2 ans) à tout, pour me définir, devenir.
Le redire parfois.

OUI (vers 5 ans) à la dépendance, à la conformité, aux règles faites par les autres, plan de vie accueil sans contraintes, gratuitement.

Choisir ma vocation et la suivre.

NON à ce que les autres veulent pour moi, leurs organisations toutes faites: ma vie sera ma pièce, mon scénario.

N.B. Un deuil, une maladie, un burn-out, nous fait prendre conscience de la réalité à vivre.

OUI final, j'accepte ce qui est cohérent;
je regarde le passé avec compréhension et j'y consens:

oui à la spiritualité, un oui à redire souvent;

oui, à ce que je veux pour moi;

oui à la liberté: changer afin de m'améliorer, m'approprier.

oui à la formation permanente,
pour mieux faire mon travail;
ajouter à ma compétence,
trouver et accueillir mon système de support,
mettre des réseaux pour m'aider.

oui au combat quand mes choix l'exigent, quand les priorités sont claires.

oui à l'harmonie dans tout mon être: corps, cœur, tête: nourriture, sommeil, repos, travail détente.

oui à redire aux carrefours:
accepter les cheminements créateurs.

Réflexion:

Un aigle royal avait éclos dans une basse-cour et se contentait de la nourriture des autres et de ses clôtures.
Passe un ornithologue.
Il l'achète, et le met sur un arbre pour qu'il s'envole;
l'aigle s'effondre et se traîne jusqu'à sa basse-cour;
son nouveau propriétaire le reprend, l'amène dans un grand champ.
L'aigle fuit l'espace et revient en boitant vers sa basse-cour;
l'ornithologue, patiemment, le ramasse encore, grimpe sur la montagne et lance l'oiseau dans le vide.
L'aigle se fait mal, se sent persécuté et revient à la basse-cour.

Tout à coup, l'ornithologue lui prend la tête, lui montre le soleil face à face.
L'aigle royal ose regarder ce qui éblouit tous les autres,
sent tout son être frémir,
comme s'il mesure pour la première fois
ses capacités et sa puissance,
et s'élance d'un majestueux envol vers la lumière,
la liberté et les sommets.


Fin d’une conférence de Rosette Coletti, de Genève,
relue aujourd’hui par Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Pourquoi fêter le baptême de Jésus?
Dimanche 10 janvier 2010

Parce qu’Il nous aimait infiniment
et qu’Il constatait que nous ne l’aimions pas beaucoup,
Dieu a décidé de venir demeurer chez nous pour nous sauver.

Il aurait pu de le faire de façon fracassante, autoritaire, punitive,
Il en avait le droit.
Il en était capable.
Il a préféré le chemin de l’amour, de l’amitié et du partenariat.

Il est venu dire à une jeune fille de Galilée, Marie :
J’ai besoin de toi pour réaliser mon oeuvre.

Après explication et preuve qu’à Dieu, rien n’est impossible,
Marie a accepté librement et est devenue Mère de Dieu.
Le Tout-Puissant s’est fait petit enfant.
Le Verbe, s’est fait silence.
Le Fils de Dieu s’est fait fils de Marie.

Voyez la crèche:
le Créateur de l’univers est ce petit bébé, totalement dépendant de sa mère.

Son visage, sa langue, ses prières, ses habitudes, sa civilisation, ses coutumes seront celles de sa Mère.

Il restera trente ans soumis à ses parents,
Lui la Sagesse éternelle.

Au moment de commencer sa courte vie publique,
Jésus ne se met pas d’abord à prêcher partout dans les capitales du monde.
Il se joint à la foule des pécheurs,
écoute Jean-Baptiste
et demande le baptême de conversion.

Comme eux,
il enlève son vêtement,
entre dans le fleuve,
s’y laisse plonger,
en ressort au soleil
et remet un vêtement blanc tout neuf.

Voici l’agneau de Dieu,
Celui qui enlève le péché du monde.

Il ne vient pas condamner mais guérir et sauver.

Pendant qu’il priait, au sortir de l’eau,
le ciel s’est ouvert
et l’Esprit Saint est venu reposer sur son épaule,
comme pour le confirmer dans sa tâche de Sauveur, de Libérateur
en lui offrant tous les dons du Père.

Et le Père Lui-même a proclamé hautement:
Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour.
Écoutez-le donc!


Quand nous avons été baptisé,
nous avons fait la même démarche:

On nous a mis un vêtement blanc.
Le prêtre nous a reçu comme son enfant bien-aimé.

Nos parents ont écouté la Parole,
promis en notre nom de renoncer au mal
et d’être fidèle à Dieu en toutes choses.

Ils nous ont porté aux fonds baptismaux,
le prêtre a versé de l’eau sur notre front
et nous a déposé sur l’autel comme un vrai fils, fille de Dieu,
capable de recevoir le pardon et la communion,
la solidarité et le partenariat avec le reste du monde,
être des gens raisonnables, justes et religieux.

Voilà le sens de notre vie
et, de notre Église.
Accueillir,
permettre l’épanouissement total de chaque personne,
chemin de Dieu vers nous, notre chemin vers Lui,
par la Parole, l’exemple, la fraternité
et l’exercice de tout ce qui nous unit
à nos frères et sœurs.

Il ne suffit plus d’être raisonnables.
Il faut être déterminés,

vivre en fils du Père et ses héritiers.


Lionel M. DesGroseillers s.m.m.



À Cana, Marie fait naître Jésus
Dimanche 17 janvier 2010

Au nord de Palestine, Un couple de Cana
Invita leur cousine À leur premier repas.

Jésus vint à la fête Avec tous ses amis.
Le vin soudain s’arrête Au dalot du baril.

Les époux étaient pâles Et Marie a tout vu;
Au milieu de la salle, Elle dit à Jésus :
Ils n’ont plus rien à boire... Son Fils a répondu :
Quelle est donc cette histoire? Mon temps n’est pas venu.

La Vierge alors invite Un de leurs serviteurs
À répondre au plus vite Aux désirs du Seigneur.

Il fit remplir six urnes Avec l’eau de leur puits.
On puisa de chacune Un vin de paradis.

Voyant le vin renaître, Un chacun en a bu;
Et termina la Fête À l’entour de Jésus:

Ils contemplaient un Maître En ce jeune inconnu.
Marie avait fait naître Une autre fois Jésus.


Tant que la vie est belle
Et que tout tourne rond,
Je file à toute allure
En oubliant demain;

Mais lorsqu’elle est rebelle
Et me fait un faux bond,
Est-ce que je murmure,
Accuse mon voisin?

Ou si j’ose prier,
Prendre ma vie en main,
Produire un vrai miracle
Et changer mon destin?



Lionel-m. DesGroseillers s.m.m.



Le fondement de notre foi
Dimanche 24 janvier 2010

JÉSUS CHRIST, SON PÈRE, LEUR ESPRIT D’AMOUR

Cette semaine de prières pour l’unité des chrétiens,
du 24 au 31 janvier,
que pourrais-je accomplir pour favoriser cette unité?

La prière d’abord.

Le jour où chacun, chacune se sentira uni au Père de la grande famille humaine,
quand nous l’aurons prié,
par Jésus Christ, Son Fils, unique Médiateur entre Lui et nous,
qui nous a tous sauvés et a Lui-même prié :
« Que tous soient un
comme Toi, Père, Tu es en moi
et moi en Toi,
afin que le monde croie que Tu m’as envoyé »

(Jean, 17, 21).

C’est vrai que nous ne savons pas prier,
que notre prière est souvent intéressée.

Mais si nous nous tournons vers l’Esprit Saint,
il nous apprendra à prier même sans paroles,

il nous fera trouver l’esprit d’adoption
par lequel nous sommes tous frères et sœurs.

L’Esprit de fraternité (Matthieu 7, 24-27)

« Il ne suffit pas de me dire :
Seigneur! Seigneur!
pour entrer dans le Royaume des cieux;
il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.

Beaucoup me diront, ce jour-là :
Seigneur! Seigneur!
N’est-ce pas en Ton nom, nous avons prophétisé?
Que nous avons chassé les démons?
Que nous avons fait des miracles?

Alors je leur déclarerai :
Je ne vous ai jamais connus;
Écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité! »



Ce sont nos frères et sœurs qui ont subi l’horreur du tremblement de terre à Port-au-Prince.
Des milliers de personnes sont ensevelies sous les décombres.

J’ai noté la différence entre la mort de tant de personnes
et celle de mes confrères montfortains,
l’avenir de notre communauté, en Haïti.

Quand je reconnais mon frère, ma sœur,
alors mon cœur, comme celui du Christ,
est ému de compassion, de solidarité et d’espérance;

je suis prêt à faire des miracles pour les aider.

Cette semaine,
que chaque être humain
soit mon frère, ma sœur,
mes compagnons d’éternité
dans la grande famille de Dieu, notre Père.

Je prierai pour eux
et je les aiderai de mon mieux.


- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’amour de l’Autre, source d’unité entre les chrétiens
Dimanche 31 janvier 2010

Intéressant,
le parallèle entre Paul aux Corinthiens 1, 12, 31,

une description magistrale de l’amour
et celui de Galates 5, 22,

l’amour comme fruit de l’Esprit Saint.

Le premier texte
décrit l’amour

d’abord d’une façon négative :
Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien,
même si je donne l’apparence d’un héros;

puis d’une façon positive
en explicitant les qualités de l’amour.


Le second,
si l’on emprunte l’accentuation de la TOB (note o, page 561 de l’édition de 1975),
l’amour serait LE fruit de l’Esprit Saint :


- la joie et la paix
en seraient les conséquences,
l’aboutissement final;

- la patience, la bonté, la bienveillance,
en serait l’expression, la manifestation;

- la foi, la douceur et la maîtrise de soi,
les conditions de sa naissance,
de son épanouissement et de sa pérennité.

Si chaque être humain,
en particulier les baptisés,
acceptait de mettre cet amour-là au cœur de sa vie,

il communierait d’abord avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint
dans une unité si parfaite
qu’il serait en vérité UN
en Celui qui est l’Amour.



Mais en même temps,
vous imaginez bien le paradis sur terre

si chacun, chacune,
avait la foi à transporter les montagnes de ses propres défauts
et ceux de ses compagnons et compagnes
avec patience et tendresse,
douceur et maîtrise de soi,
bonté et bienveillance!

Quelle source de joie, de paix
et d’épanouissement physique
aussi bien que psychique
et spirituel
dans notre univers si rempli de querelles,
de guerres, de susceptibilité,
d’incompréhension, d’égoïsme et d’envie,

de voir surgir un amour débordant
qui prépare au bonheur éternel!
Oui!
Cela semble impossible à notre âme pécheresse
piquée par le défaitisme, les préjugés ou l’indifférence.

Mais OUI!
C’est possible si nous tendons la main au Seigneur!


Si nous apprenons, avec la force divine,
à pardonner pour être pardonnés,
à comprendre la faiblesse des autres
puisque nous-mêmes sommes entourés de faiblesses.

OUI!
Si nous accueillons l’Esprit de Sagesse
qui nous redit
que le Christ nous a sauvés
et nous invite avec Lui à nous asseoir
dans la joie
et la paix du Père
qui nous tend les bras
et veut nous servir
le plat délicieux et abondant
de l’amour partagé.


- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



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