Archives de novembre 2009
LA TOUSSAINT
Dimanche 1 novembre 2009
Ce n’est pas la fête de la sainteté
mais la fête des personnes
qui sont saintes devant Dieu:
C’est donc
la fête du Dieu trois fois saint:
Le Père aimant qui crée, donne et attend une réponse d’amour;
Le Fils, envoyé par amour pour nous libérer et nous montrer le Chemin;
L’Esprit d’Amour, qui éclaire, guide, sanctifie.
Ressembler à Dieu, être saint c’est donner, sauver, aimer.
La Toussaint, c’est aussi
la fête de Marie,
Fille bien-aimée du Père, Mère admirable du Fils, épouse très fidèle du SAINT Esprit.
Selon la volonté de Jésus Lui-même, elle est aussi ma Mère:
ouverte à Dieu, accueillante à la prière et aux besoins des humains, parce que Chemin de Dieu vers nous et notre Chemin vers Dieu.
Au baptême, nous avons reçu un nom personnel qui rappelle un saint, une sainte du ciel.
La Toussaint est donc fête de notre Patron, Patronne dans le ciel.
Patron veut dire à la fois un Père, une Mère dans la Vie véritable, un modèle sur lequel nous pouvons tailler l’étoffe de notre propre vie.
Pensons à mieux connaître sa vie, ses vertus, ses écrits, ses oeuvres.
Il a une parole et une action spéciale pour nous.
C’est cela la communion des Saints.
C’est aussi
la fête des enfants morts en bas âge, sans faute personnelle.
Combien de familles ont un ange prêt à prier pour elles;
La Toussaint, c’est encore la fête de tous les adultes morts dans le Seigneur.
Très peu auront leur nom écrit dans le calendrier universel; mais il reste écrit dans le Livre de Vie, le cœur de Dieu.
La Toussaint est enfin notre propre fête, saints et saintes en formation, appelé-es au dépassement, à une vie meilleure, appelé-es à partager un jour aussi la table où le Père lui-même nous servira,
car Il est l’Amour.
Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.À celles et ceux que j’aime... et qui m’aiment!
Dimanche 8 novembre 2009
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi…
Laissez-moi partir.
J’ai tellement de choses à faire et à voir.
Ne pleurez pas en pensant à moi,
soyez reconnaissants pour les belles années.
Je vous ai donné mon amitié.
Vous pouvez seulement deviner le bonheur que vous m’avez apporté.
Je vous remercie de l’amour que vous m’avez témoigné.
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment, vous pouvez avoir de la peine.
La foi vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
je ne suis pas loin et la vie continue…
Si vous avez besoin,
appelez-moi et je viendrai.
Même si vous ne pouvez me voir ni me toucher,
je serai là.
Et si vous écoutez votre cœur,
vous éprouverez clairement la douceur de l’amour que j’apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N’allez pas sur ma tombe ou mes cendres pour pleurer,
je ne suis pas là,
je ne dors pas.
Je suis les mille vents qui soufflent,
le scintillement des cristaux de neige.
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
la douce pluie d’automne.
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
l’étoile qui brille dans la nuit.
N’allez pas sur ma tombe ou mes cendres pour pleurer.
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.
Je suis avec Dieu, notre Père et votre Père,
et encore avec vous mes amis.
Amen!
J’ai lu cette prière à la fin de plusieurs funérailles faites cette année à notre église.
- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.LES GRANDS REPÈRES DE LA MORALE CHRÉTIENNE
Dimanche 15 novembre 2009
Préambule : Comme personne humaine, comme membre de ma famille, ma paroisse, mon association, la société et le monde, j’ai des décisions vitales difficiles à prendre. Sur quels principes me baser? Quels sont mes points de repères, la direction à prendre en chemin? Voici un peu d’éclairage:
1.- La dignité de la personne humaine.
Les « droits de l’homme » ont pour fondement premier et universel le respect de la dignité de toute personne humaine: chacune a été faite à l’image et selon la ressemblance de Dieu: la vie humaine est sacrée, doit être respectée de la conception à la mort.
Un être humain ne peut être instrumentalisé, désiré pour autre chose que lui-même et non pour des expérimentations graves sans son consentement (expérience médicale, psychologique, scientifique…)
Une athlète, se mettre enceinte pour gagner une course et ensuite rejeter l’embryon!
Utiliser des soldats pour des expériences de poison, gaz toxiques; faire un enfant à titre d’expérience personnelle, avorter, demander l’euthanasie active.
Nul ne peut être asservi à une institution, un profit économique, politique ou autre.
Pour l’Église, il est essentiel
de préserver la liberté de la personne, le droit inaliénable de se former un caractère, une physionomie spirituelle unique devant Dieu.
2.- La famille est la cellule première et vitale de la société.
Toutes autres instances et institutions sont tenues d’en favoriser la vie et l’épanouissement:
- l’éducation des enfants au cœur du foyer et dans les écoles à différents niveaux
- la croissance à la sexualité, réalisée dans le mariage, don libre et exclusif à une autre personne.
- habitudes sociales et civiques de relations, partenariat, fraternité, partage.
3.- La gestion du vivre ensemble.
- L’exercice de l’autorité est à vivre comme un service et non une domination.
- la subsidiarité: distribution des tâches selon les compétences de chacun et le partage solidaire des responsabilités dans la poursuite du but commun.
Église - écoles - hôpitaux – associations sociales.
- Rechercher la justice sociale dans le milieu du travail et favoriser le droit de propriété.
4.- La gestion de la création.
- protection de l’environnement pour que la terre, avec sa richesse, soit habitable par tous
- les ressources naturelles ou transformées par le travail humain doivent profiter à tous.
5.- L’option préférentielle pour les pauvres.
Il convient d’avoir un oeil d’une grande délicatesse pour les misères de toutes catégories et de protéger les plus faibles.
Vouloir faire état et éclat de ses droits au maximum, finit par piétiner les besoins des autres et risque de devenir une injustice au maximum.
(cf. Revue Fêtes et Saisons, 548 ,oct. 2000, 52-54)
Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.LE SECRET DU ROI
Dimanche 22 novembre 2009
Chers paroissiennes et paroissiens, cher internaute,
Nous terminons une autre année liturgique.
Elle nous laisse, comme point final,
la figure auguste et si humble du Roi de nos cœurs.
Avant de partir en Avent et l’année nouvelle,
avec ses peines et ses joies, ses angoisses et ses espoirs,
confions-LUI cette fin d’année.
Qu’il éclaire notre route, afin que nous voyions dans les gens que nous croiserons, Jésus Christ, Lui-même.
LE SECRET DU ROI
Pilate avait noté la couronne d’épines
Mais non qui la portait, la Majesté divine.
Il s’en lava les mains car il ne savait pas
Qu’il condamnait à mort Jésus, le Roi des rois.
Quand je passe à côté de la misère humaine
Sans même me soucier de soulager sa peine,
C’est le même Jésus que je laisse à son sort,
C’est le Roi de mon cœur que je condamne à mort;
Et je n’ai pas raison du geste que je fais,
Car Jésus, autrefois, m’a redit son secret :
Et sa voix, en mon cœur, à chaque fois résonne :
« Ce que tu fais aux Miens, c’est à Moi, en personne ». et
Sainte Vierge Marie, ô Reine de mon cœur!
Mes parents ont choisi, le jour de mon baptême,
De m’apprendre à servir Ton Fils, notre Seigneur;
Je ne suis point menteur, quand je dis que je L’aime.
Dans le pauvre qui pleure et dans tous les blessés
Apprends-moi à Le voir, L’aider, Le relever.
Mon Dieu, je vous donne mon cœur.
Prenez-le, s’il vous plaît,
afin que jamais,
aucune créature ne le puisse posséder
Que vous seul, mon bon Jésus.
Amen!
Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.Méditation d’Avent 2009 :
Dimanche 29 novembre 2009
Sa lumière se lève Dieu, Créateur, nous a donné la lumière.
Quand Dieu créa l’univers, il ressemblait à un chaos informe.
Dieu sépara la lumière des ténèbres et la création parut dans sa splendeur:
le soleil et la lune, les étoiles et les nébuleuses, les couleurs d’arc-en-ciel,
l’éclat de l’écume sur la surface des vagues, les arbres et les fleurs, les vallées et les montagnes
et les vitraux d’églises.
Dieu nous a donné sa Parole, lumière pour notre esprit.
Dieu créa la personne humaine, chantre et artiste de la création.
Il insuffla la Parole, en son intelligence pour lui rendre gloire et perfectionner la terre,
pour contempler le vrai, le beau, le bon et l’accomplir.
Dans la Bible et la vie courante,
Il nous apprit à vivre avec sagesse.
Dieu nous a donné son Esprit, lumière pour notre cœur.
Nous avions faim et soif de bonheur.
Dieu nous apprit à vivre en famille,
comme Lui, dans le partage et l’amour.
Il nous offrit en modèle, Jésus, son Fils, notre Frère.
Il nous apprit l’amour:
jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Sur la croix, Il nous rendit son Esprit, ses dons et ses fruits.
Dieu, Père, Fils et Esprit, nous a donné sa Mère.
Au commencement, quand les humains se sont enfermés dans le péché et la mort,
Marie leur fut promise;
quand Israël eut peur devant l’ennemi,
Isaïe promit une femme, Mère de l’Emmanuel.
Quand les temps furent accomplis,
Dieu vint demander à Marie la grâce d’accepter d’être Mère de Son Fils.
Au pied de la croix,
Jésus nous a donné sa Mère,
pour former le corps de l’Église.
Dieu veut faire de nous, à l’image de son Fils, des Lumières du monde.
Une lampe ne doit pas être mise sous le lit
mais sur le lampadaire.
Que la lumière brille dans nos yeux
et montre la flamme d’amour qui éclaire notre cœur.
Marchons dans la lumière.
Vivons en fils, filles de la lumière.
Faisons rayonner la lumière divine dont nous sommes dépositaires!
Et, à l’heure de notre mort,
que Marie nous soit présente
pour nous présenter au Père.
- Lionel-M. DesGroseillers s.m.mArchives