Archives de septembre 2009
MON TÉLÉPHONE, PHARISIEN OU CHRÉTIEN?
Dimanche 6 septembre 2009

Le téléphone et est un instrument qui permet d’entendre une autre voix à distance et de lui répondre.
Quand Graham Bell a réussi à rejoindre des absents, à faire entendre sa voix, puis écouter la réponse de cet absent, ce fut un émerveillement, une explosion de joie, une avancée de la « science » inconcevable jusque-là. Grâce à lui, on a perfectionné le téléphone, le télégraphe, la radio, la télévision, le cellulaire sans fil. Et c’est pas fini!

Mais qu’est-ce que je fais de ma communication?

Suis-je pharisien?

Est-ce pour parler des autres, les juger, les condamner, médire ou calomnier, revenir à Adam qui prétendait pouvoir juger du bien et du mal, des autres évidemment, et se croire comme un dieu? Ou comme le nouvel Adam, qui remet à Dieu ce pouvoir unique.

Un seul peut sonder les reins et les cœurs, voir, juger et agir en conséquence, c’est-à-dire laisser la chance au coureur, lui permettre de reconnaître sa faiblesse, s’il y a lieu, de s’amender, et de lui pardonner pour qu’il ait la chance de grandir, se perfectionner et vivre le Bien, le Bon, le Vrai. Comme Jésus :Aujourd’hui, tu seras avec Moi au paradis.

«Le drame pharisien est encore aujourd’hui celui de toute une humanité s’attribuant une connaissance qu’elle ne peut maîtriser et à partir de laquelle elle définit le bien et le mal et juge les humains sans tenir compte de Dieu en qui réside cette capacité de juger avec le recul suffisant. Le Christ est le premier homme qui ait pu mettre sa connaissance du bien et du mal au service d’une connaissance plus profonde, celle de Dieu et de Sa volonté.» (Thierry Maertens, Guide de l’Assemblée Chrétienne, tome 7, p.24)

Suis-je chrétien, chrétienne, disciple du Christ?

À chaque silence que j’accepte, à chaque fois que je lis la Parole, j’écoute une homélie, j’entre en moi-même, je communique à distance apparemment avec Dieu; mais, comme le disait saint Augustin : je le cherchais partout ailleurs, alors qu’il est en moi-même,sans fil, dans mes cellules, dans le cœur de mon cœur. Il ne me jugera pas, Il ne condamnera personne, Il ne citera aucune tradition passée, Il ne pleurera aucun Paradis perdu. Il va simplement m’aider à comprendre, accueillir, aimer, inventer pour aujourd’hui, et préparer le Paradis en avant, avec Son Père.


- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L’ADORATION EUCHARISTIQUE ET LE DRAME DE L’AMOUR
Dimanche 13 septembre 2009

Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement (Dt. 6, 13, Matthieu 4, 10)
Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même (Marc 12, 33)

Adorer (ad orare = porter à la bouche une représentation du dieu, la baiser, manger de la viande offerte, communier au Corps du Christ, rendre hommage au Pain eucharistique).

Jésus Christ est Dieu, le Fils du Père :
« Je ne cherche pas ma propre volonté mais la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jean, 5, 30).
« Et comme le Père qui m’a envoyé est vivant et que je vis par le Père,
ainsi celui qui me mangera vivra par moi » (Jean 6, 57)

Jésus est présent à l’église, surtout au moment de la messe.
« Il prit du pain et après avoir rendu grâce,
il le rompit et le donna à ses disciples en disant :
Prenez et mangez.
Ceci est mon Corps donné pour vous.
Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22, 19).

Jésus a interpellé sa famille, les foules, les chefs du peuple et ses apôtres par ses paroles et les prodiges qui les accompagnaient.
Mais ses contemporains n’ont pas voulu d’un Messie qui refuse le prestige terrestre et insinue que toutes les nations sont appelées au Royaume.
Ils l’ont rejeté, crucifié, tué.
Même Pierre, qui vient de proclamer que Jésus est le Messie, lui dispute le droit de souffrir par amour (Marc 8, 32).

Oui! Jésus a accepté d’être le Serviteur souffrant pour sauver le monde, pour ME sauver.

Je viens à l’église pour devenir libre à mon tour, accueillir ma vie au point de la donner par amour.
Je viens chercher la lumière, la force de Jésus Christ, boire à la source, vivre « une foi qui ose, une espérance qui ne lâche pas, un amour qui donne sans compter » à l’exemple de Jésus et de Marie.

Je puis me prosterner devant mon Seigneur.
C’est le geste du serviteur, de la servante qui honore, adore son Maître et Ami.

Reprendre les mots et la réalité de ma vie :
« il faut » que je serve les personnes sur ma route.
C’est le sens aussi du baiser du prêtre à l’autel au début de la messe.
Ce n’est pas la pierre qu’il honore.
Ce baiser est hommage, symbole, signe suprême de l’amour que nous portons à Dieu en Jésus Christ, Son amour pour moi et pour l’humanité entière.

À Sa suite et ensuite,
quand je sors de l’église,
ce n’est plus moi qui vis,
c’est le Christ qui vit en moi.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



DES PORTES S’OUVRENT
Dimanche 20 septembre 2009

Aujourd’hui, ouverture officielle de l’année pastorale,
faisons nôtre le chant thème de Robert Lebel,
prêtre, compositeur, musicien et poète.

Ce n’est pas seulement une chanson à apprendre,
mais une véritable méditation sur cette grande réalité :

Est-ce que je ne regarde que ce qui me démobilise
et n’ai plus le goût d’avancer sur ma route,
ou bien est-ce que j’ouvre les yeux sur les portes qui s’ouvrent,
grâce à Dieu, Dieu MERCI?

DES PORTES S’OUVRENT

1.- Des portes d’ouvrent
Pour tant de cœurs qui cherchent Dieu
Des portes s’ouvrent
Au fond d’eux-mêmes et autour d’eux.

Que sur leur route
Quelqu’un se tienne à leur côté
Et qu’ils éprouvent
De quel amour ils sont aimés

Refrain :
Des portes s’ouvrent
Au souffle de l’Esprit,
Des portes s’ouvrent
Pour accueillir la vie
Des portes s’ouvrent,
Dieu merci!

2.-Des portes s’ouvrent
L’Esprit voyage librement,
D’un cœur à l’autre,
Pareil au feu qui se répand.

Des portes s’ouvrent
Voilà que Jésus est présent
Quand nos yeux s’ouvrent
Il nous échappe en même temps!

3.- Des portes s’ouvrent
Où s’étaient heurtés jusque-là
Exclus et pauvres,
Sans voix, sans abri et sans droits.

Bonne Nouvelle…
Où notre Église se construit
Plus fraternelle
Et solidaire de la vie…

4.- Des portes s’ouvrent
Quand notre vie devient l’écho
De la parole
Où chaque geste, chaque mot,
Devient langage
Pour les gens de tous horizons,
Gens de tous âges
Et de toutes générations.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



OUVRE À JÉSUS CHRIST!
Dimanche 27 septembre 2009

Le cœur de Matthieu était ouvert à l’argent, au profit, aux intérêts romains, au commerce, à la clientèle, aux gens qui lui apportaient les impôts. Un vrai commerçant.

Jésus passe, Matthieu lui sourit.

Jésus lui parle, il écoute et prête attention.

Jésus l’invite à le suivre,
Matthieu se lève et l’invite à son tour chez lui pour la fête des adieux.
Et il invite tous ses amis à partager son repas avec Jésus.
Déjà un excellent apôtre!

Le pharisien, lui, avait fermé son cœur.
Il ne regardait que le mal chez les autres. Cela le scandalisait. Lui seul était important : Regarde-moi, Yahvé! Je paie ma dîme chaque année, je jeûne deux fois la semaine, je fais ma prière 3 fois par jour. Je. . . Je. . . Je . . . Je ne suis pas comme ces pécheurs maudits par la Loi et ces pauvres aveugles, boiteux, prisonniers de leurs passions. Moi! Je suis ton parfait serviteur. Dehors les impurs! N’entrez jamais au Temple avec moi! Je suis le saint d’Israël! Le béni de Yahvé!

Jésus le regarde, presque les larmes aux yeux.
Je suis le médecin des âmes,
le Fils du Père miséricordieux,
lent à la colère et plein d’amour.
Je ne suis pas venu pour ceux qui se pensent en bonne santé spirituelle
mais pour les malades, les lépreux de toutes sortes.

Venez!
Venez à moi, vous tous qui pleurez, qui souffrez, qui avez faim et soif, qui avez besoin d’aide et d'amour.
Je vous soulagerai.

JE SUIS le bon pasteur,
la porte des brebis,
Je ne suis pas venu juger, mais sauver le monde!
Pas pour briser le roseau qui ploie
ni éteindre la mèche qui fume encore;
mais pour mettre du sourire à vos lèvres
et des chansons sur votre langue,
du rose sur vos joues et de l’huile sur votre peau gercée,
de l’espoir dans vos rêves,
du pardon dans vos souvenirs,
de l’amour en vous et entre-vous.

Je ne vous laisserai pas orphelins,
JE SUIS avec vous toujours
jusqu’à la fin du monde.

Je suis à ta porte et je frappe.
Si tu ouvres,
j’entrerai chez toi.

Nous fêterons ensemble,
comme au temps de Matthieu.

Mais comme chez lui,
Je n’entrerai pas seul :
les boiteux, les faibles, les laissés-pour-compte,
invite-les aussi :
car tout ce que tu fais au plus petit d’entre les miens,
c’est à moi que tu le fais :

Je t’en prie!

Ouvre à Jésus Christ!



- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Archives
© 2007-2010 Communauté chrétienne de Saint-Fabien. Gestion du site
Nombre de visiteurs: 15826