Archives de août 2009
SAINT JEAN-MARIE VIANNEY, curé d’Ars (suite)
Dimanche 2 août 2009

Son amour de l’eucharistie

Jean-Marie Vianney est né en 1786, d’une famille de cultivateurs, dans le diocèse de Lyon, en France.
Son père avait grand besoin des bras de son gars et l’employait sur sa ferme.
Jean-Marie admirait la foi active de sa mère, sa piété à l’église à la messe dominicale, sa façon de recevoir la sainte communion.
De là jaillit sa dévotion pour l’eucharistie.

Il reçut la communion à son tour.
Son amour pour Jésus Christ grandit à un tel point, la présence du Seigneur était si forte dans le Pain de vie que le curé en fut ému.
Malgré ses 17 ans, il l’invita fortement à venir à l’école qu’il avait fondée pour le préparer à devenir prêtre.
C’est donc à cet âge qu’il apprit à lire et à écrire.
Mais quand on l’obligea à apprendre le latin, sa mémoire non exercée se refusait aux déclinaisons et conjugaisons étrangères.
Il n’était pas habitué à ces apprentissages intellectuels. Un enfant de 12 ans, à la mémoire plus malléable se fit son répétiteur.
Après avoir été conscrit pour faire la guerre en Espagne, n’ayant pas les sous pour rentrer chez lui, il dut gagner son voyage de retour en cultivant pour les étrangers.

Peu après son entrée au Séminaire,
on lui montra la porte
et il revint chez son curé et protecteur.

À la demande de celui-ci, l’évêque de Grenoble le fit venir pour l’interroger.
Il lui posa trois questions fondamentales :
- Est-ce que tu sais ton Notre Père par coeur et pourrais-tu l’expliquer? - OUI!
- Est-ce que tu aimes la Vierge Marie et peux-tu réciter le chapelet? - OUI!
- Est-ce que tu aimes venir à la messe? - OUI!
- Alors tu feras un bon prêtre. Je vais t’ordonner moi-même.
- Mais Monseigneur, disent ses conseillers, il n’y en a pas d’autres à ordonner!
- Un seul prêtre de plus est une richesse profonde pour l’Église »
Et il l’ordonna.

Il fut vicaire du curé Vallée pendant plusieurs années, puis il reçut la cure d’Ars.
Le jeune curé fut bientôt tellement pris par les réparations de l’église, les confessions, la visite aux malades, le catéchisme aux enfants, la liturgie quotidienne qu’il n’avait plus de temps de visiter Jésus au très Saint sacrement.
Alors, la nuit, prenant sa lanterne, il entrait dans l’église et s’agenouillait devant le tabernacle.
Les fermiers d’alentours voyant cette lumière vacillante par les vitraux, croyant à un début d’incendie, entraient aussi dans l’église.
Surprise! ils contemplaient leur curé à genoux, les yeux brillants fixés sur le tabernacle, la figure toute lumineuse.
– Que faites-vous-là, à cette heure, Monsieur le curé?
– Je l’avise et Il m’avise.

À 73 ans, épuisé par ses heures de confessions, ses privations, ses sacrifices, la vieillesse le cloua au lit.
En entendant la cloche du servant qui accompagnait le prêtre, le mourant murmura :
« Comme Tu es bon, Seigneur!
Quand on n’est plus capable d’aller vers toi,
c’est Toi qui viens à nous! »



Demandons à saint Jean-Marie Vianney
d’augmenter notre foi en Jésus Hostie
et recevons-Le souvent dans notre coeur.




Lionel-m. DesGroseillers s.m.m.



MARIE, L’ÉCHO DE DIEU
Mercredi 19 août 2009

Pour s’en convaincre,
écoutons d’abord Montfort dans son Secret de Marie, au no 21 :

« Marie n’est faite que pour Dieu, et tant s’en faut qu’elle arrête une âme à elle-même, qu’au contraire elle la jette en Dieu et l’unit à Lui avec d’autant plus de perfection que l’âme s’unit davantage à elle.

MARIE EST L’ÉCHO ADMIRABLE DE DIEU

qui ne répond que DIEU lorsqu’on lui crie Marie,
qui ne glorifie que DIEU
lorsque, avec sainte Élisabeth, on l’appelle bienheureuse.
Quand on a trouvé Marie, et par Marie Jésus
et par Jésus Dieu le Père,
on a trouvé tout bien. »

Voilà en abrégé,
ce que Montfort avait déjà proclamé
dans son Traité de la Vraie Dévotion, au numéro 225 :

« Marie est toute relative à Dieu et je l’appellerais fort bien « la relation de Dieu » (Bérulle), qui n’est que par rapport à Dieu ou l’ÉCHO DE DIEU, qui ne dit et ne répète que Dieu.

Si vous dites Marie, elle dit DIEU.
Sainte Élisabeth loua Marie et l’appela bienheureuse de ce qu’elle avait cru.
Marie, l’écho fidèle de Dieu, entonna :
Mon âme glorifie le Seigneur.
Ce que Marie fit en cette occasion
elle le fait tous les jours;
quand on la loue, quand on l’aime,
on l’honore ou on lui donne,
Dieu est loué, Dieu est aimé, Dieu est honoré,
on donne à Dieu par Marie et en Marie. »

Les prophètes avaient annoncé
que le Messie serait le serviteur de son peuple.

Marie a répondu à l’ange :
Je suis la servante du Seigneur
qu’il m’advienne selon Sa parole.

On pourrait aussi paraphraser la parole de Jésus :
Il ne suffit de dire : Seigneur! Seigneur!,
il faut faire, fabriquer la volonté du Seigneur
au jour le jour.
De même, il ne suffit pas de dire :
Marie! Marie!
Il faut l’imiter, pratiquer ses vertus, faire comme elle :
Elle est la première fidèle,
celle qui a fabriqué en elle la Parole, littéralement :

En elle, le Verbe s’est fait chair
et Il a habité parmi nous.

C’est le sang de Marie, devenu celui de Jésus,
qui coule dans ses veines
et a coulé au Calvaire pour nous sauver.

Ce sont les psaumes que Marie Lui a appris
et que Jésus a fait siens,
qu’il a repris aux moments solennels
et décisifs de Sa vie.

Enfin au jour de l’Ascension,
le Père ressuscite Jésus
et le fait asseoir à sa droite.

L’Église a raison de proclamer ensuite l’assomption de Marie et son couronnement dans le ciel.
Potuit, ergo debuit.
Le Père,
qui avait aimé Marie jusqu’à la choisir
pour être la Mère de Son Fils,
pouvait lui éviter la corruption du tombeau.

Donc Il devait,
dans sa toute puissance,
lui accorder la gloire dans son corps et son âme,
afin qu’elle continue éternellement
son rôle d’écho de Dieu.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



OÙ EST DIEU?
Dimanche 30 août 2009

L’aiguille de la boussole indique où est le Nord ;
Mais un petit aimant, placé sur le rebord
Suffit à la fausser et l’attirer vers lui.

Le Seigneur nous a faits ;
c’est pour nous qu’Il est mort.
Mais dès que Son Amour exige un peu d’effort,
Nous mettons en balance et Dieu et Paradis . . .
Et c’est de même, hélas! entre femme et mari,
Au cœur de la famille ou avec nos amis.

S’il arrive un ennui, ne perdons pas le Nord !
Ceux qui nous étaient chers, le sont peut-être encor!

Quoi ? Une apparition?
Vite! Un billet d’avion
Vers d’autres horizons.

Tu veux Le rencontrer?
Ferme un instant les yeux,
Fais le silence, un peu,
Dis Son nom. Tu verras:
Oui! Dieu te parlera!

Nous connaissons la vérité
Mais refusons de l’écouter:
Dieu réside en nos cœurs,
En nos frères et sœurs;
Il est dans nos églises
Et non dans nos valises.

Regarde en ta famille.
Regarde ton voisin,
Dieu croise ton chemin.
C’est vrai! Dieu est en ville!




Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



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