Archives de juillet 2009
Les vacances, écharde ou tremplin? Jésus, en visite chez lui.
Dimanche 5 juillet 2009

Enfin juillet!

Temps de repos, de voyages, de chalet, de promenades, de baignades, de lectures, de réflexion, de contemplation; mais aussi de rencontres, d’entraide, de visites, de pique-niques, de tour de yacht ou de canot, de repas d’amis, de soirée près du feu, d’intimité et d’amour.

Comme Jésus dans le désert,
la rencontre avec moi-même dans la solitude peut devenir isolement, compagnie des bêtes, tentation même.

Une véritable écharde dans notre chair.

Au risque d’oublier la présence de Dieu et du monde qui a toujours besoin de moi.

J’aime cette prière de Madeleine Delbrel :
« Mon Dieu! Si tu es partout comment se fait-il que je sois si souvent ailleurs? »

Non l’océan n’est pas vide et le ciel non plus.

Notre misère n’est qu’un bouton de surface qu’il suffit de crever pour mieux saisir l’importance de la santé de tout le corps.

Oui! Souhaitons-nous des moments de solitude pleins de rencontre avec le Seigneur.

Ce n’est pas de l’animisme que de L’admirer dans les sources qui coulent autour des fougères, dans les îles en corbeilles qui flottent sur les lacs, dans les montagnes de pins et d’épinettes qui grattent le ciel bleu et les nuages moutonneux, dans les routes sillonnant nos vallons et dans les chalets juchés sur les collines.

Comme Jésus de retour à sa ville natale, n’ayons pas peur non plus de vivre parmi les nôtres la joie de la liberté rétablie, la solidarité dans le ramassage des feuilles, de réparations nécessaires, de poignées de mains sincères après si longue absence.

Goûter ensemble une baignade plus longue, une conversation amicale, un repas de fraternité, une sortie improvisée, un temps de grâce.


- « Là où vous êtes plusieurs réunis en mon nom, je suis là au milieu de vous ».

- « Ici, c’est AILLEURS » invite une taverne près du Lac Kénogami, à Jonquière.

Ne cherchons plus à oublier nos échardes dans l’alcool. Jésus est là, à la porte, attendant qu’on l’ouvre, mais pour nous inviter à reprendre avec Lui le chemin d’Emmaüs qui nous fera Le reconnaître.

Notre coeur ne sera-t-il pas brûlant sur la route, pendant qu’Il nous fera comprendre les Écritures et s’en servira de tremplin pour nous replonger dans notre propre vie avec fraîcheur, sérénité et vérité.



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



La joie du partenaire, une mission planétaire
Dimanche 12 juillet 2009

La joie suppose l'unification profonde de l'être dans la ligne de sa destinée selon Dieu.

Pour moi, Lionel, être heureux c’est être le plus et le mieux possible humain et prêtre, c’est lorsque je suis sûr, certain d'être et de faire ce que le Seigneur et ma conscience me demandent.

C’est plus que la paix du coeur, le contentement; c’est me retrouver, être présent à moi-même.

Saint Thomas d’Aquin, après avoir terminé l’un de ses écrits, entendait dans son coeur le Seigneur lui dire :
« Bene scrisisti de Me, Thoma!
Tu as bien écrit à Mon sujet, Thomas! »
Quelle JOIE!

Toi aussi, arrête-toi.
Entre dans ton coeur.
Si tu te sens dans la ligne écrite pour toi par le Seigneur, dans ta vocation, peut-être entendras-tu cette voix enivrante qui te comblera de joie et de bonheur.

C'est vrai qu'on est porté à chercher d'abord la santé, la sécurité présente; qu'on pense pouvoir trouver la joie dans le rêve, l'évasion, le plaisir, quitte à accepter ensuite une vie quotidienne sans relief et sans signification.
En dehors de Dieu, on se trouve écartelé, ne sachant comment nouer ensemble les fils si divers de notre existence concrète.
(Cf. Thierry Meertens,Guide de l’Assemblée Chrétienne, I, pages 137-144)

Notre Maître, notre Chef de file, c’est Jésus Christ.

Il a fondé Son Église, notre Mère.
En elle et avec elle, nous sommes intimement invités à suivre l’itinéraire qu’Il nous a fixé,
Il nous veut Ses partenaires dans la construction actuelle de notre monde.
Il nous éclaire par Son Esprit sur Son chemin qui devient le nôtre à l'exemple
et en compagnie des saints et saintes de l'histoire.

Ce n'est pas un chemin facile.

Mais la Sagesse, la Croix, la miséricorde et le pardon
sont là comme bornes routières à tous les carrefours de notre vie.
Aucune résurrection ne peut se passer de vie donnée en conformité avec le Père,
de passion, de crucifiement et de mort.

C'est cela même, la source de la joie:
épanouissement de l'âme et du corps
dans la présence de Jésus Christ derrière nous pour nous pousser sur la route,
avec nous pour nous encourager
et, en même temps, là, devant nous au bout du chemin pour nous tendre à pleins bras, notre récompense.

(cf. Hubert Reeves, la fabuleuse Histoire de la Terre, p. 305, encart)



- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



SAINT JEAN-MARIE VIANNEY, curé d’Ars
Dimanche 19 juillet 2009

Un bon Berger, un rassembleur

Quand Jean-Marie était enfant, il aimait organiser des processions avec ses jeunes camarades. Il faisait le curé et leur prêchait longuement, déjà leader de ces célébrations improvisées. C’est dans la prière que naquit sa vocation de prêtre.

Après son ordination sacerdotale, il fut envoyé comme vicaire chez le curé qui l’avait protégé et poussé tout au long de son apprentissage.
Jean-Marie le regardait agir.
Monsieur Vallée avait fondé une école autrefois et avait insisté pour que Jean-Marie vienne y apprendre les rudiments du catéchisme, l’écriture et la lecture, et tout ce qui était nécessaire à sa culture.
Monsieur Vallée confessait beaucoup de personnes et y voyait un moyen de sainteté pour ses ouailles.
C’est sur sa demande expresse que Mgr l’évêque accepta de permettre à Jean-Marie de confesser aussi, parce que le curé dit à l’évêque qu’il désirait Monsieur Vianney comme son confesseur habituel.

Quand Jean-Marie reçut la charge de curé du village d’Ars, 200 habitants que la Révolution française avait éloigné de l’église, il choisit comme premier devoir : les rassembler à l’église pour la messe dominicale.
Catherine Lasalle qui était venue avec lui pour l’aider dans sa mission, Mademoiselle d’Ars, la châtelaine qui lui avait promis de venir, quelques individus furent les premiers à assister à sa messe.

Ils en dirent tant de bien, la chaleur de sa foi, la simplicité de ses paroles, la vérité de ses demandes, la manière d’explique l’évangile, que le Maire du village lui-même se joignit aux fidèles avec ses amis.

L’accueil des enfants, la pertinence des images qu’il employait, son expérience du terroir attira bientôt non seulement les gens d’Ars, mais aussi les cultivateurs d’autres paroisses, à la surprise et l’envie des autres curés, plus savants et intelligents que ce jeune abbé.

Surtout, toute personne qui sortait du confessionnal ne tarissait pas d’admiration devant l’éclairage qui lui avait été offert d’un seul mot.
Le curé d’Ars disait avec assurance :
« Quand on s’est confessé, on n’a plus de doutes sur la foi ».

Il annonçait Jésus Christ de toute son âme.
Sa Mère, la Vierge Marie, était son modèle.

Grâce à sainte Philomène, martyre de Rome, dont il avait reçu des reliques, il faisait des miracles.
Il enseignait le catéchisme aux enfants dans l’église paroissiale afin que tout le monde puisse en profiter.

Cette année 2009-2010 sera consacrée à vivre notre foi en profondeur, à la suite du curé d’Ars.

Quelles seront mes priorités spirituelles?

- La messe de fin de semaine pour remercier Dieu de ce que j’ai vécu, pour offrir à l’avance la semaine à venir avec ses joies et ses peines, ses espoirs et ses problèmes.

- Un amour plus profond pour Marie, mon modèle;

- Une confession générale, peut-être? Celui ou celle qui accepte de se confesser n’a plus de problème de foi.

Si je pardonne et me sait pardonné, quelles vacances merveilleuses s’annoncent pour moi.
Peut-être deviendrai-je à mon tour rassembleur, rassembleuse simplement, par l’exemple et la fraîcheur de ma vie nouvelle!



Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



SAINT JEAN-MARIE VIENNEY, curé d’Ars (suite)
Dimanche 26 juillet 2009

Quand l’Écriture devient Parole et la Parole devient Pain

Lorsque Jean-Marie était adolescent, il avait vu son curé fonder et entretenir une école.
Lui-même profita largement de ces cours d’apprentissage à la foi, à la culture et à la vie.

Aussi, devenu curé de paroisse, l’un des premiers gestes qu’il posa lorsque son église fut réparée et que les gens revinrent aux rassemblements dominicaux, fut de demander l’aide de ses paroissiens pour fonder une école pour les filles d’âge scolaire.
Ce n’est pas pour rien qu’il l’appela « La Providence », car ni l’état, ni le village, ni le diocèse ne pouvaient lui venir en aide.
Il fallait même donner à manger à ces enfants.
Grâce à des donatrices et à des bienfaiteurs, il y avait toujours des grains de blé dans le grenier du presbytère pour elles.

Un jour de grave disette, la directrice s’en vint dire au curé qu’il n’y avait plus rien, rien à manger.
Le curé monta au grenier vide, ramassa les quelques grains par terre et mit en dessous du petit tas une médaille de saint Jean-François Régis.
Il redescendit pour demander à la ménagère et à la directrice de venir prier avec lui dans la cuisine.

Dans son adolescence, à un moment où tout semblait chavirer dans sa vie, Jean-Marie était allé en pèlerinage à Lalouvesc, en Ardèche, sur le tombeau de saint Jean-François Régis, patron des Jésuites de France, Père des pauvres et l’avocat des causes désespérées de son temps, et Jean-Marie avait pu vaincre le scepticisme de ses supérieurs qui l’avaient accepté au sacerdoce.

Croyez-le ou non, c’est arrivé.
À la fin de la prière intense, il ordonna à la directrice de remonter au grenier et de préparer du pain pour les enfants et pour le presbytère.
Sur l’ordre formel de son curé, elle grimpa au grenier et le trouva rempli de froment.

Nous, les instruits, les gavés du XXIème siècle, quand arrive un moment d’indigence, savons-nous nous fier aussi à la Providence, à notre Père qui est immanquable comme dirait Montfort?

À Vanier,Ontario, lorsque j’étais curé à la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, un ingénieur disait à notre équipe :
«Vous savez, j’ai eu 8 enfants. Chacun d’eux est arrivé avec une boîte à lunch. Il y avait une augmentation de salaire à mon travail chaque fois qu’un nouvel enfant arrivait dans ma famille».

Donne-nous le Pain, ô Marie!
Donne-nous le Pain, car nous avons faim.



- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Archives
© 2007-2010 Communauté chrétienne de Saint-Fabien. Gestion du site
Nombre de visiteurs: 15885