Archives de mars 2009
CARÊME 2009 Seigneur! Tu aimes le monde et nous marchons avec Toi
Dimanche 1 mars 2009

- Pourquoi marcher?

La vie s’exprime par le mouvement.

- Dieu, le premier, est sorti en pèlerinage vers un lieu sacré : Notre CŒUR. L’Histoire Sainte est une histoire de marcheurs.

Dieu y est présenté marchant avec Adam et Ève au Paradis, à la brise du soir et cheminant ensuite, jour et nuit, avec son Peuple.

- Tous les chercheurs de Dieu étaient des marcheurs :

Abraham a quitté la civilisation de Our, appelé vers l’Inconnu.
Isaac, Jacob, Joseph et ses frères, Moïse et le peuple libéré vers la Terre Promise.

- Jésus est né après la longue marche de ses parents de Nazareth à Bethléem, entouré de marcheurs :
les bergers, les mages, les soldats de Hérode, les immigrants en Égypte, les fuyards rentrant au pays, les pèlerins annuels à Jérusalem, les disciples à sa suite durant trois ans jusqu’à la croix et la résurrection. Il les envoie aux confins de la Terre.

Les voyages de Paul et de tous les apôtres et missionnaires jusqu’à aujourd’hui.

Nous sommes, à notre tour, compagnons et compagnes de la grande caravane humaine traversant les siècles et les continents à la recherche de Dieu et du bonheur.

- Ce qui nous mobilise?

L’Amour de Dieu dans les autres.

- Je marche vers Dieu à reculons, je tomberai en Lui à la renverse.

- Le bonheur n’est pas dans le bonheur. Il est dans l’incessante marche.
Sortez! Vivez tant que vous êtes vivants.

- Il n’y a pas de chemin.

Le chemin se fait en marchant.

- Tu peux, toi aussi, apprendre la vraie liberté.

Bonne marche.

Bon Carême.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Les Montagnes de Jésus
Dimanche 8 mars 2009

La Palestine est un pays de montagnes.
Il y a même trois chaînes de montagnes :
celle de Galilée où Jésus a grandi
et celle de Samarie qu’il devait nécessairement traverser ou contourner pour monter à Jérusalem, au cœur des montagnes de Judée.

Mais des montagnes lui sont particulièrement chères, comme essentielles à sa vie :

Le THABOR: Nazareth était un petit bourg au fond d’une cuvette entourée de collines. En grimpant sur l’une ou l’autre, Il pouvait admirer, au bout de la plaine fertile d’Izréel, avant la fosse profonde du Jourdain et de la Mer de Galilée, dominant les environs de ses 588 mètres et protégeant de son château fort la route reliant le Chemin de la Mer arrivant d’Égypte et le Chemin des Rois menant à Damas, la Syrie et le Liban.
Aucune surprise si, adulte, il y a mené ses disciples éblouis, a laissé deviner, au cœur de sa prière, au travers de son humanité transfigurée, sa Lumière de Fils de Dieu.

L’HERMON est le sommet de la Palestine, du Liban et de la Syrie.
Du haut de ses 2 814 mètres enneigés, le soleil transparaît dans la brume et fournit l’eau du Jourdain alimentant la mer de Galilée et la mer Morte.
Au pied de l’Hermon, Jésus amenait ses disciples au repos après ses prédications.
C’est là qu’ils ont compris : Tu es le Messie, le Fils de Dieu.

Le mont des BÉATITUDES, au nord du Lac de Tibériade, où Jésus a proclamé l’essentiel de son projet sur le monde : comment être heureux, en huit points.

Le Mont des OLIVIERS où il aimait aller prier, seul ou avec ses apôtres, quand il était à Jérusalem.
Il y subit l’agonie et nous y quitta pour la Maison du Père, à l’Ascension.

Enfin, la plus petite colline de toute, à peine perceptible, Le GOLGOTHA.
Entre ciel et terre, tout nu, cloué sur une croix, s’offrant à son Père qui semblait l’avoir oublié, Jésus nous a sauvés.
Le lieu de sa mort et de sa résurrection,
a été réuni en 315, dans la Basilique du Sépulcre, édifiée par Sainte Hélène, au nom de son fils Constantin.

Où est-ce que j’élèverai mon coin de prière pour y rencontrer mon Seigneur et Ami?


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



LES COMMANDEMENTS UNE CHARTE DES LIBERTÉS!
Dimanche 15 mars 2009

On entend parfois cette étonnante parole :
Il n’y a plus de péchés. Les commandements de Dieu, c’est de l’antiquité.

Pour le sage, il y a toujours une part de vérité dans ce que disent les autres.

C’est vrai : si nous demandons pardon à notre Père, nous n’avons plus de péché.
Il nous aime au point de tout pardonner.
C’est vrai aussi que les 10 commandements,
ou les 634 prescriptions de la Loi, se résument en un seul :
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toutes tes forces
et tu aimeras ton prochain comme toi-même.

La meilleure façon d’aimer Dieu c’est de l’adorer parfaitement, accueillir que j’ai tout reçu de Lui, que je viens de Lui, que je marche en Sa présence et que mon chemin me mène à Lui, mon Père.
Il est donc naturel de respecter Son nom et surtout de ne pas le prendre en vain dans mes discussions.

Me réserver un temps spécial pour Le rencontrer, jaser avec Lui, apprendre et réaliser ce qui fera plaisir à Celui que mon cœur aime.

L’autre jour, quelqu’un se prétendait humaniste et pensait qu’être humain, consistait à rejeter l’idée même de Dieu, décider de tout, faire ce que bon lui semble, selon ses caprices!
Solitaire sur une île, peut-être, pour un moment!...
Mais il va frapper un nœud, s’il ne reste rien sur son île, si un autre vient agir envers lui selon ses propres caprices.
Je veux savoir qui je suis?
Qui m’a fait à son image ?
Comment être moi-même ?
C’est en ressemblant à Dieu, mon Père et mon avenir?

Honorer mon Père et ma Mère est la moindre des choses, si je veux vivre éternellement;
Respecter ma vie et celles de qui je rencontre, voilà un signe d’humanisme!
Respecter ma parole, être vrai, responsable de mes actes, voilà un signe d’humanisme!
Respecter les biens, les personnes de ceux et celles qui vivent avec moi, c’est HUMAIN!
Et même désirer les aider à être heureux et ne pas m’emparer d’eux, c’est HUMAIN!
En cela, j’observe les 10 commandements!

Qui veut se prendre pour Dieu, risque de faire la bête. C’est vrai qu’il saura, par expérience, ce qui est bien et mal, vrai et faux, vie et mort, anxiété et fatalité.

Il constatera qu’il n’est pas le maître de sa vie :

« Tout est à vous, mais vous, vous êtes à Dieu! »


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



L'EUCHARISTIE, NOTRE SEXTANT, NOTRE BOUSSOLE
Dimanche 22 mars 2009

Quand j’étais petit,
le Diocèse de Montréal,
pour permettre aux enfants, l’été,
de quitter le ciment des trottoirs
et l’asphalte de la Métropole,
envoyait les enfants pauvres
sur le bord du fleuve Saint-Laurent
aux « Grèves » de Contrecœur, près de Sorel.

Nous étions huit « colonies » de 90 jeunes chacune.
C’était un lieu d’apprentissage merveilleux,
à tous points de vue,
sous la juridiction des grands Séminaristes.

Entre mille autres explorations,
ce qui m’étonnait,
c’était que les transatlantiques
revenant de Montréal vers l’océan,
s’arrêtaient en plein milieu du fleuve,
en face de nous,
se tournaient vers le soleil
et ajustaient leur sextant.
Par un jeu de miroirs,
ils se donnaient la capacité,
quelle que soit ensuite leur position dans le monde au milieu des immensités maritimes,
de reconnaître exactement leur position sur la Terre
en latitudes et longitudes.

La même chose au fond des bois les plus denses,
dans les sentiers les plus ignorés,
ou au cœur d’un désert sablonneux sans horizon,
il suffisait d’une boussole
pour retrouver le nord magnétique
et revenir chez nous dans la bonne direction.

Quels que soient notre humeur intérieure,
notre peine momentanée,
notre situation désastreuse,
la profondeur de notre désespoir,
le deuil le plus désolant,
il suffit d’entrer à l’église
à l’heure de la messe,
regarder la grande croix sur le mur,
la lampe près du Tabernacle,
le Livre de la Parole qui inspire,
et surtout l’autel où Dieu se donne littéralement à manger,
pour retrouver le chemin de la lumière,
l’Amour de notre Père,
la force qui risquait de défaillir,
le Pain qui vient nourrir nos faims intérieures,
le Souffle de l’Esprit qui vient nous vivifier,
le silence apaisant qui trace son chemin d’accueil,
de pardon,
de courage même.

Bienheureux suis-je encore aujourd’hui,
si je sais à quelle heure l’église est ouverte
pour que la porte de mon cœur s’ouvre aussi
à la Parole,
à la Lumière,
à l’Avenir éternel.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



CARÊME DE PARTAGE AVEC DÉVELOPPEMENT ET PAIX
Dimanche 29 mars 2009

Développement et Paix, Organisme officiel de l’Église du Canada pour la coopération internationale.



Le Carême de Partage témoigne de la solidarité des catholiques à l’endroit des communautés de l’hémisphère Sud. Cette collecte nous fait participer à la Mission du Christ, en brisant les chaînes de la pauvreté, de l’exclusion et de l’égoïsme.

Depuis plus de 40 ans, DÉVELOPPEMENT ET PAIX, sensibilise la population du Canada aux besoins des pays du Sud. Nous avons pu soutenir 15 000 projets de développement, de secours d’urgence en Afrique du Sud, en Asie et en Amérique latine.

Plus que jamais, nos frères et nos sœurs ont besoin de notre solidarité et de notre générosité . La crise économique actuelle a des répercussions dans tous les pays du monde. Mais, pour un grand nombre de pays du Sud, les effets de la présente crise financière sont encore plus désastreux. Nous ne pouvons rester insensibles devant la misère qui touche tant de personnes marginalisées, appauvries, opprimées dans le monde.

L’action de Développement et Paix est enracinée dans cet appel direct de Jésus devant les souffrances d’une grande majorité de la population :
« J’avais faim, et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire » (Matthieu 25, 35)

Grâce à l’appui de chacun, chacune d’entre vous, Développement et Paix pourra poursuivre l’œuvre entreprise en 1967, témoignant ainsi de la compassion, de la solidarité et de la fraternité de notre Église.

Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada,

Mgr James Weisberger, Archevêque de Winnipeg



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