Archives de novembre 2008
Ma Maison, Jésus c’est Toi. Ta maison, Jésus c’est moi!
Dimanche 9 novembre 2008

Pourquoi célébrer en plein 21ème siècle, surtout un dimanche, la Dédicace d’une basilique de Rome, consacrée en 324?

Oui! Le Seigneur doit passer en 1er lieu. Le vrai nom de cette église est «Saint-Sauveur». On la célèbre pour nous faire comprendre que c’est Lui, notre Demeure et nous Sa demeure. L’apôtre saint Jean a posé sa tête sur la poitrine de Jésus au moment crucial de la dernière cène où le Maître s’est donné en nourriture : «Prenez et mangez: Ceci est mon Corps» Les apôtres devenaient temples de Dieu, pour conserver Sa parole, sa Vie, et la faire grandir dans le cœur et l’esprit de leurs contemporains.

Cette basilique raconte en bref, des passages essentiels de notre histoire. En 67, durant ses persécutions contre les chrétiens, Néron avait confisqué le palais et la propriété d’un patricien Lateranus. Et c’est resté propriété de l’empereur. En 313, après avoir proclamé le droit des chrétiens de professer leur religion en paix et dignement, Constantin a concédé au Pape Sylvestre cette propriété et ce palais et y fit construire la « Basilique » (salle du Basileus, l’empereur), pour permettre au pape de diriger de là l’Église universelle (à deux pas de son propre palais). Cette Cathédrale est donc la première et la mère de toutes les églises de la Ville et du monde entier, siège et résidence du pape de 313 à 1304, où le pape est allé à Avignon. Dès 1308, Clément V fit reconstruire la basilique incendiée. Après plusieurs autres destructions et reconstructions à cause de guerres et d’incendies, l’édifice actuel date du XVIIe siècle et fut inauguré à l’occasion du Jubilé de 1650. Même après la construction de Saint-Pierre et des édifices du Vatican, la basilique du Latran et le palais contigu sont restés jusqu’à nos jours la propriété du pape et son siège officiel d’évêque de Rome. Cinq conciles y ont rassemblé les évêques du monde entier, de 1123 à 1512.

Les peuples anciens étaient nomades, n’avaient pas de demeures fixes. Pour que les Juifs sachent, lorsqu’ils se réunissaient en Son Nom, que le Seigneur y est présent, Il leur avait ordonné de lui construire une Tente. Quand on levait la Tente, le peuple entier pliait bagages et partait en grandes caravanes vers le pays de leurs rêves et de la Promesse. Quand le roi David s’installa à Jérusalem, il y fit venir la Tente et ordonna à son fils de construire un Temple digne du Seigneur. Quand Pierre s’installa à Rome, cette ville devint la « Ville éternelle » et le cœur de la chrétienté.

Notre église paroissiale permet ce rassemblement autour de la Présence du Seigneur Jésus Christ dans l’eucharistie. Elle rend présent pour nous, Dieu même : « Là où plusieurs se réunissent en Mon nom, Je suis là, au milieu d’eux ». Quand je communie, je deviens à mon tour temple du Seigneur : « Celui qui demeure en Moi et en qui je demeure, mon Père fera chez lui Sa demeure ». Il est donc juste, équitable et salutaire de fêter Dieu, dans Son Église, qui est à Montréal.

L’Église, c’est toi, c’est moi, c’est nous autres.
L’Église est devenue, au cours des deux mille ans,
Une famille immense à mille millions d’enfants ;
Car c’est Dieu son soutien. Il l’a faite et refaite
Et aujourd’hui encore Il la voudrait parfaite. . .
Si elle peut compter sur le Père et l’Esprit
Avec nous chaque jour, (Jésus nous l’a promis),
Elle a besoin de nous pour unifier la Terre,
Pour partager sa vie, être ses partenaires.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



Réflexion pour novembre, le mois des Vivants
Dimanche 2 novembre 2008

En face de la mort, l’énigme de la condition humaine prend toute sa profondeur. Nous ne sommes pas seulement tourmentés par la souffrance, la déchéance progressive de notre corps, mais plus encore par la peur d’une destruction définitive. Nous détestons, refusons cette ruine totale. Le germe d’éternité que nous portons en nous, irréductible à la seule matière, s’insurge contre la mort. Les entreprises de la technique, si utiles qu’elles soient, sont impuissantes à calmer notre anxiété : car le prolongement de la vie que la biologie nous procure ne peut satisfaire ce désir de vie ultérieure, ancré dans notre cœur.

Si notre imagination est impuissante en face de la mort, l’Église, instruite par la Révélation divine, nous affirme que Dieu nous a créés en vue d’une fin bienheureuse, au-delà des misères du temps présent. Dieu nous appelle toujours à adhérer à Lui de tout notre être, dans une communion éternelle à la Vie divine qui ne peut se dissoudre. Cette victoire, le Christ se l’est acquise en ressuscitant. Il nous a libérés de la mort par Sa propre mort. La foi offre une réponse à notre interrogation angoissée sur notre propre avenir. Elle nous offre en même temps la possibilité de communier dans le Christ, en nous donnant l’espérance que nous trouverons près de Dieu la véritable Vie.

Telle est la qualité et la grandeur du mystère de la personne humaine, ce mystère que la Révélation chrétienne éclaire pour les yeux des croyants. Par le Christ et dans le Christ, cette énigme de la douleur et de la mort devient lumineuse : le Christ est ressuscité; par Sa mort, Il a vaincu la mort, et Il nous a donné la vie en abondance pour que, devenus fils et filles dans le Fils, nous puissions nous écrier dans l’Esprit : Abba, Papa! (Cf. Liturgie des Heures, volume 1, p. 497-98)


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



NOTRE 'SEIGNEUR'!
Dimanche 23 novembre 2008

Dans l’histoire du Québec, la personne qui méritait et désirait recevoir le titre de 'seigneur' de la part du roi ou du gouvernement, devait d’abord être capable de bâtir un Manoir assez grand pour accueillir beaucoup de monde, un moulin pour moudre le blé et autres céréales, une forge pour travailler le métal des instruments de ferme, une chapelle pour réunir ses censitaires à la prière, un pont sur le ruisseau ou la rivière de sa grande propriété... Le seigneur ne pouvait être seulement un propriétaire terrien avec des ouvriers à son service mais être le serviteur de toutes les personnes qui vivront sur ses Terres, celui qui peut aider les gens à survivre, à être à l’aise, à répondre à tous leurs besoins primaires. Et tant mieux en plus, s’il pouvait leur bâtir une école pour les garçons et une école pour les filles, un dispensaire, des ateliers d’art et métiers...

Le seigneur, au Québec, était un imitateur de Jésus Christ, Serviteur des serviteurs de Dieu. Même s’il n’avait plus la foi, il se faisait un honneur d’être présent à la messe dominicale dans son banc spécial, car il devait donner l’exemple.

Voilà qui l’on fête, quand on célèbre la fête du Christ, Roi de l’univers. Pas un despote au-dessus de la Loi, mais un Témoin de l’Amour qui donne sa vie pour ceux et celles qu’Il aime depuis l’éternité et qu’Il rêve de voir avec Lui pour l’éternité.

« Qui es-tu, Seigneur? » dit Saul, ébloui par une Lumière divine. « Je suis Jésus, que tu persécutes. » « J’avais faim », dit-il ailleurs dans la parabole du « Roi, assis sur son trône de gloire : m’as-tu donné à manger? J’avais soif, m’as-tu donné à boire? J’étais nu, m’as-tu revêtu de ton manteau? J’étais malade ou en prison, es-tu venu me visiter? Tout ce que tu as fait au plus petit d’entre la miens, c’est à Moi que tu l’as fait ». Bon et fidèle serviteur, viens t’asseoir auprès de mon Père avec moi.

Je vous en prie! Gardons nos coutumes et notre réputation : « Le Canadien, comme ses pères... poli, galant, hospitalier ». Soyons, les uns pour les autres, des 'seigneurs' au service de notre population. Et nous serons heureux sur la terre et le ciel nous est promis : « Aujourd’hui, tu seras avec Moi au Paradis. »


Lionel-M. Desgroseillers s.m.m.



L’AVENT 2008 : RENOUER AVEC L’ESPÉRANCE
Dimanche 30 novembre 2008

Parfois, au milieu de la nuit, nous nous réveillons comme submergés par nos problèmes et ceux du monde entier. Comme si nous doutions que le jour et la lumière vont renaître, que personne ne peut nous aider, que nos propres forces ou le temps ne suffiront pas à soulever le poids sur nos épaules et notre cœur.

Perdre l’espérance, l’assurance profonde que le Père nous aime toujours, que Jésus nous a sauvés, qu’Il est là, près de nous, en nous, selon sa promesse; que l’Esprit Saint est notre force, notre sagesse, notre Lumière promis au baptême et renouvelé à la confirmation?

Non! L’espérance se fonde sur une expérience concrète. Mille fois, le soleil s’est couché et a reparu radieux, le lendemain. Mille fois les feuilles des arbres sont tombées, à l’automne, pour nous montrer, déjà-là, les bourgeons du printemps suivant. Mille fois peut-être aussi nous avons senti la peur broyer notre cœur et notre esprit comme dans un étau; et il a suffi d’une respiration profonde, d’un sourire, d’un Je vous salue Marie nous rappelant que le Seigneur a toujours été avec nous comme avec Marie, nous a portés dans Ses bras et Son cœur, aux moments difficiles de notre vie et nous a réconfortés par la communion, l’amitié, l’amour même de nos proches. Sa parole a fait vibrer tout notre être comme une Lumière attendue au bout du chemin ténébreux.

La grande espérance, comme affirme Benoît XVI dans sa Lettre à l’Église et au monde, « cette grande espérance ne peut être que Dieu seul qui embrasse l’univers et peut nous proposer ce que seuls, nous ne pouvons atteindre. Son règne est présent là où Il est aimé et où Son amour nous atteint. Son amour est pour nous la garantie qu’existe ce que nous pressentons et que nous attendons au plus profond de nous mêmes, la VIE ». Je nous souhaite un Avent fructueux pour un Noël radieux.


Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



À celles et ceux que j’aime... et qui m’aiment!
Samedi 8 novembre 2008

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi…
Laissez-moi partir.
J’ai tellement de choses à faire et à voir.
Ne pleurez pas en pensant à moi,
soyez reconnaissants pour les belles années.

Je vous ai donné mon amitié.
Vous pouvez seulement deviner le bonheur que vous m’avez apporté.
Je vous remercie de l’amour que vous m’avez témoigné.

Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment, vous pouvez avoir de la peine.
La foi vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
je ne suis pas loin et la vie continue…

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.

Même si vous ne pouvez me voir ni me toucher, je serai là.

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement la douceur de l’amour que j’apporterai.

Et quand il sera temps pour vous de partir, je serai là pour vous accueillir.

Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N’allez pas sur ma tombe ou mes cendres pour pleurer,
je ne suis pas là, je ne dors pas.

Je suis les mille vents qui soufflent,
le scintillement des cristaux de neige.

Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
la douce pluie d’automne.

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,

l’étoile qui brille dans la nuit.

N’allez pas sur ma tombe ou mes cendres pour pleurer.

Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

Je suis avec Dieu, notre Père et votre Père,
et encore avec vous mes amis.
Amen!
J’ai lu cette prière à la fin de plusieurs funérailles faites cette année à notre église.


- Lionel-M. DesGroseillers s.m.m.



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