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Les disciples avaient vu très souvent Jésus se
retirer à l'écart. Au début, ils devaient se demander: "
Qu'est-ce qu'il peut bien faire pendant tout ce temps."
Ils le laissaient faire, ils ne l'interrogeaient pas.
Ils devaient se dire: "Il a besoin de repos, laissons-le
tranquille." Jusqu'au jour où ces temps d'arrêt se
prolongent, surtout dans les périodes les plus fébriles
et au milieu des activités les plus extraordinaires à
leurs yeux: après une multiplication des pains, ou après
des miracles nombreux au point que la foule s'accroche à
lui et ne veut pas le laisser partir. Pourtant c'est
dans ces moments-là que Jésus sent le besoin de prendre
ses distances, de se retirer à l'écart. Il ne veut pas
se laisser prendre par l'enthousiasme des foules. Il
sent le besoin de retourner vers son Père et de lui
confier ses soucis. Tous ces gens qui le suivent, en
particulier ses disciples ne comprennent pas la portée
de ses gestes et de ses paroles. Il n'est pas venu
libérer son peuple du joug des Romains. Il est venu
libérer tous les enfants des hommes de la servitude du
péché. Il est venu instaurer un royaume de paix d'amour
et de justice. Bien peu ont compris et bien peu encore
aujourd'hui comprennent. "Un jour, quelque part."
Un temps indéterminé, un lieu indéterminé, parce que
c'est à travers leurs échanges avec Lui que les
disciples ont fini par demander à Jésus de façon
précise: "Seigneur, apprends-nous donc à prier, comme
Jean Baptiste l'a appris à ses disciples." Nous ne
connaîtrons jamais la prière que Jean a appris à ses
disciples mais la prière de Jésus fut marquée et
imprimée dans la mémoire des évangélistes et elle nous
est parvenue quasi mot-à-mot. Les disciples aussitôt ont
dû commencer à la réciter quotidiennement comme ses
disciples que nous sommes continuent à la réciter
aujourd'hui. C'est la même prière que la mémoire des
peuples à travers les âges a conservée précieusement.
C'est la première prière que nos parents nous
apprenaient dans notre enfance et encore aujourd'hui la
prière par excellence que les parents veulent
communiquer à leurs enfants. Nous en sommes tous arrivés
à la connaître par coeur. Il nous reste maintenant et
nous restera toujours à la prier avec tout notre coeur.
Elle ne finira jamais de nous instruire. Retenons
seulement qu'elle est la prière des enfants de Dieu et
déjà nous sommes plongés dans la paix et dans la
reconnaissance, puisqu'elle nous fait prendre
conscience, chaque jour, de cette réalité incroyable:
Dieu est notre Père et nous sommes ses enfants.
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit
sanctifié... Avec le pape Léon XIV, prions pour la paix dans
notre monde. |