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La maladie en cause avait d’autant plus d’ampleur que
derrière le mot impureté se cachaient différentes
maladies : l’exzéma, le psoriasis, l’acné, l’urticaire,
etc… Cela augmentait considérablement le nombre de
personnes affectées par les prescriptions et donc le
nombre des exclus. Car tous les lépreux ou supposé
lépreux se trouvait automatiquement exclu de la cité en
même temps. Le lépreux devenait un mort-vivant, coupé de
Dieu et des autres. Il symbolisait le danger absolu,
l’autre dont on a peur. C’est dire le courage du
lépreux et l’audace de sa démarche : malgré l’ostracisme
qui le frappe, il ose se présenter à Jésus et lui crie
son besoin. C’est dire aussi l’audace de Jésus qui
enfreint les lois du Lévitique et brise les tabous en
touchant le lépreux. Jésus risquait non seulement d’être
contaminé physiquement mais surtout d’être étiqueté «
d’impur ». Car c’était le devenir soi-même!
Peut-on imaginer un petit instant toutes les
personnes que nous excluons par nos préjugés, nos
attitudes, souvent nos méchancetés. Nous mettons souvent
les personnes « différentes de nous » dans des
catégories : divorcé, sidéen, alcoolique, etc… Nous
n’osons pas tendre la main pour ne pas nous salir, tenir
notre réputation, nous laisser juger… Le comportement de
Jésus doit nous inspirer |