Baptême du Seigneur - (Année C)
Semaine du 12 janvier 2025


Se savoir aimé de Dieu

 
Avant la réforme liturgique de Vatican II, on terminait le temps de Noël par une célébration qui fusionnait ensemble l’Épiphanie, le baptême de Jésus et les noces de Cana : trois événements qui marquent la divinité du Christ et qui rappellent l’ouverture de Dieu à toutes personnes de bonne volonté, peu importe sa nationalité et son statut social.

Non seulement nous sommes invités par Jean Baptiste à nous reconnaître petit et pécheur devant Dieu, mais nous sommes invités personnellement à devenir des ambassadeurs du Christ comme l’affirme Saint Paul. Kennedy disait : « La guerre, c’est trop sérieux pour laisser ça entre les mains des soldats ». J’ajoute : « L’Église, c’est trop important pour laisser ça entre les mains des curés ».

J’aurais beau écrire les plus beaux poèmes sur l’amour; j’aurais beau proclamer les plus beaux discours sur Dieu; j’aurais beau
faire des homélies des plus touchantes, je ne réussirai jamais seul à révéler le mystère de Dieu : Ça prend l’agir de toute la communauté.

Un auteur français du XIX e siècle, Victor Hugo, a écrit : « Le bonheur suprême de la vie, c’est d’être convaincus que nous sommes aimés ». Seul l’amour compte. « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien », disait Saint Paul.

Un grand psychologue, Éric Fromm a écrit un petit livre intitulé : « L’art d’aimer ». Dans ce livre, il dit que les gens définissent
l’amour de deux manières, la première en disant : « Je t’aime parce que j’ai besoin de toi » et la deuxième, « J’ai besoin de toi parce que je t’aime ». Remarquons toute la gratuité qu’il y a dans la deuxième définition en comparaison avec la première.

Celle que Jésus a entendue de son Père au jour de son baptême fut : « J’ai besoin de toi parce que je t’aime ». C’est cette relation qui fait vivre. Au jour de notre baptême, Dieu a répété sur chacun de nous la même phrase : « Tu es mon fils, tu es ma fille bien-aimé(e). En toi j’ai mis tout mon amour. » « J’ai besoin de toi parce que je t’aime ».

 

Texte de Gilles Baril, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien