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Avant la réforme liturgique de Vatican II, on terminait
le temps de Noël par une célébration qui fusionnait
ensemble l’Épiphanie, le baptême de Jésus et les noces
de Cana : trois événements qui marquent la divinité du
Christ et qui rappellent l’ouverture de Dieu à toutes
personnes de bonne volonté, peu importe sa nationalité
et son statut social. Non seulement nous sommes
invités par Jean Baptiste à nous reconnaître petit et
pécheur devant Dieu, mais nous sommes invités
personnellement à devenir des ambassadeurs du Christ
comme l’affirme Saint Paul. Kennedy disait : « La
guerre, c’est trop sérieux pour laisser ça entre les
mains des soldats ». J’ajoute : « L’Église, c’est trop
important pour laisser ça entre les mains des curés ».
J’aurais beau écrire les plus beaux poèmes sur
l’amour; j’aurais beau proclamer les plus beaux discours
sur Dieu; j’aurais beau
faire des homélies des plus touchantes, je ne réussirai
jamais seul à révéler le mystère de Dieu : Ça prend
l’agir de toute la communauté.
Un auteur français du XIX e siècle, Victor Hugo, a
écrit : « Le bonheur suprême de la vie, c’est d’être
convaincus que nous sommes aimés ». Seul l’amour compte.
« Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien », disait
Saint Paul.
Un grand psychologue, Éric Fromm a écrit un petit
livre intitulé : « L’art d’aimer ». Dans ce livre, il
dit que les gens définissent
l’amour de deux manières, la première en disant : « Je
t’aime parce que j’ai besoin de toi » et la deuxième, «
J’ai besoin de toi parce que je t’aime ». Remarquons
toute la gratuité qu’il y a dans la deuxième définition
en comparaison avec la première.
Celle que Jésus a entendue de son Père au jour de son
baptême fut : « J’ai besoin de toi parce que je t’aime
». C’est cette relation qui fait vivre. Au jour de notre
baptême, Dieu a répété sur chacun de nous la même phrase
: « Tu es mon fils, tu es ma fille bien-aimé(e). En toi
j’ai mis tout mon amour. » « J’ai besoin de toi parce
que je t’aime ». |