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Le troisième dimanche de l’Avent s’articule autour du
thème de la joie. Pour les habitants de Sion comme pour
les Philippiens, la présence de Dieu parmi eux avait le
même effet : « Ne crains pas… le Seigneur ton Dieu est
en toi ». Le Seigneur est proche. Ne soyez pas inquiet
de rien. C’est donc l’affran-chissement de toute crainte
liée à la présence de Dieu qui est le motif fondamental
de la joie : « Poussez des cris de joie ». Dans la
ligne de l’Évangile, on peut encore faire un pas de
plus. La question posée à Jean-Baptiste par les foules :
« Que devons-nous faire? » qui rendait compte de
réaliser dans le concret de notre vie, notre prise de
conscience de la présence et de la proximité de Dieu. On
peut poser à notre tour la même question en fonction du
contexte qui est le nôtre. Que devons-nous faire pour
extérioriser concrètement la confiance et la joie qui
nous anime intérieurement? Jean Baptiste recommandait la
bonté, la charité, la justice et la non-violence. Encore
aujourd’hui les occasions sont nombreuses de faire
montre de tout cela. Tout geste de bonté, de charité, de
justice n’engendrent-ils pas la joie chez la personne
qui en bénéficie? Et ne reçoit-elle pas ainsi le
témoignage que Dieu est présent ?
Dans le contexte plus immédiat de la préparation à
Noël, il faut souligner les nombreux efforts consentis
par certaines familles pour créer une atmosphère de
joie. On s’applique avec soin à conserver les belles
traditions d’antan chargées d’une dimension religieuse
dont on reconnaît une valeur permanente et toujours
actuelle. A travers tous ces préparatifs et ces
célébrations, il faut prendre conscience du fait que la
joie se communique par le don et que cette joie découle
d’une attitude de confiance et d’espérance liée à la
présence du Seigneur parmi nous. |