Sous le couvert de leurs responsabilités
spirituelles, les scribes et les pharisiens ne
recherchent que leur propre intérêt. Ils recherchent
les honneurs, les titres de gloire et le prestige.
Quand on se donne du pouvoir par l’extérieur de soi,
par des comportements exagérés, c’est qu’on a
conscience qu’on est pauvre dans notre vie
intérieure. L’autorité qui écrase les petits ne
vient pas de Dieu. Ça prend plus que de la bonne
volonté pour persévérer sur la route du bien : ça
prend de l’enracinement de l’évangile dans le cœur :
ce qui vient par la prière.
Peut-être qu’on trouve que Jésus est dur pour les
autorités de son temps, mais réécoutons le prophète
Malachie dans la première lecture :
« Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à
cœur de glorifier mon nom – dit le Seigneur de
l’univers –, j’enverrai sur vous la malédiction, je
maudirai les bénédictions que vous prononcerez. Vous
vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la
Loi une occasion de chute pour la multitude... »
Espérons que ces reproches ne s’adressent pas à
nous. Il est intéressant de noter que le pape
François tient un discours semblable depuis son
accès à la papauté : L’Église n’a pas besoin de
dirigeants qui soient des ambitieux ou des
carriéristes. Il met en garde contre la mondanité
spirituelle qui vise à ne chercher qu’une vie
confortable au lieu de servir la gloire de Dieu.
Plus nous apprenons dans la vie, plus nous
découvrons que nous ne savions rien et plus nous
réalisons tout ce qu’il y a à connaître. Maurice
Duplessis disait : « La culture, c’est comme la
confiture, moins on en a plus on l’étend sur nos
toasts ». Il faut s’alimenter chaque jour de la
parole de Dieu qu’on lit et qu’on laisse se déposer
dans notre esprit et notre cœur.
La parole de Dieu est source d’espérance, de
miséricorde et d’authenticité.