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Quand Jésus raconte des histoires, il met souvent en
évidence, un roi ou un propriétaire d'une vigne ou un
semeur. À travers ces personnages, il veut nous parler
de son père et notre père. Le roi invite à sa noce, le
propriétaire confie sa vigne à des ouvriers, le semeur
répand sa semence avec générosité.
Dans tous les cas, un résultat est attendu. Le roi
s'attend à ce qu'on accepte son invitation. Le
propriétaire s'attend à récolter les fruits de sa vigne
et le semeur attend patiemment la moisson dans
l'espérance d'une récolte abondante.
Nous sommes bien obligés de constater qu'à chaque
occasion la réponse se fait attendre et souvent ne vient
pas. Les invités refusent l'invitation. Ils sont trop
occupés ils s'imaginent qu'en tuant l'héritier, ils
auront l'héritage ou encore ils accueillent la parole
mais ils sont vite distraits par leurs préoccupations
matérielles.
Dieu a certainement le droit d'être déçu du peu de
résultats que rapportent ses invitations. Et Jésus
ajoute que parfois sa déception va le faire entrer dans
une sainte colère. "Ces misérables, il les fera périr
misérablement. Jetez les, pieds et poings liés dehors,
dans les ténèbres, là où il y aura des pleurs et des
grincements de dents." Réaction que nous pouvons
très bien comprendre si l'image de Dieu que nous nous
faisons est celle d'un Dieu vengeur et bilieux comme
nous le sommes nous-mêmes.
Mais si nous avons appris à vivre avec le vrai Dieu.
Si l'image que nous voulons en conserver est celle d'un
père qui aime ses enfants, nous comprenons que ses
réactions sont une façon de dire à ses enfants qu'il les
aime. Il veut qu'ils comprennent que leur refus de son
invitation est refus de la joie des noces, refus de son
amour, refus de sa grâce, refus de sa présence apaisante
et réconfortante.
Est-il possible que mes enfants refusent que je les
aime?
Voilà la question de Dieu et voilà pourquoi il
continuera toujours d'insister et de rappeler sa
présence. "Jetez de nouveau la semence."Allez donc
aux croisés de chemins, tous ceux que vous rencontrerez,
invitez-les. Il faut que la salle de noces soit remplie
de convives."
Dieu continue et il continuera toujours d'inviter.
Nous sommes ses enfants, tous les êtres humains sont ses
enfants, il ne peut faire autrement que de s'inquiéter
d'eux et d'une façon particulière de ceux et celles qui
pour une raison ou pour une autre tardent à se présenter
à la noce ou croient ne pas être les bienvenus.
Venez, la noce est prête, la table est mise et chacun
peut y trouver sa part. Ce jour-là on dira: "Voici
notre Dieu, en lui nous espérions et il nous a sauvés
c'est lui le Seigneur, en lui nous espérions; exultons,
réjouissons-nous, il nous a sauvés." |