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La bonté de Dieu comme tout ce qui vient de Lui nous
dépasse. Dieu voit dans tous les êtres humains ses
enfants, et il veut donner à tous sans exception le
meilleur. Il veut donner à tous ses
enfants la récompense promise dès le départ et cette
récompense c'est sa vie en héritage.
La parabole des ouvriers de la vigne nous rappelle
l'invitation incessante de Dieu qui demande à chacun de
travailler à sa vigne. Pour toutes sortes de raisons les
uns acceptent volontiers et y travailleront toute leur
vie durant avec joie. Les autres commenceront à
travailler de bonne heure, puis tout d'un coup ils
s'arrêteront pendant un certain temps, puis ils
recommenceront un jour. D'autres encore n'auront
l'impression d'être invités qu'à la dernière minute.
Peu importe pour Dieu le temps de travail, ce qui est
important pour Lui c'est qu'à un moment donné on se
décide. Alors Il est tout heureux de savoir que cet
enfant en particulier vient de se décider à travailler.
Le salaire sera donc le même pour chacun.
La vigne du Seigneur, c'est son Royaume. Tout le
monde sans exception est invité à y travailler. Chacun
doit y trouver sa joie.
Plus j'y travaillerai longtemps plus ma joie sera
grande. Je n'ai donc pas à être jaloux de ceux qui
commencent en retard, au contraire, avec le Seigneur je
dois me réjouir à chaque fois qu'un de mes frères ou une
de mes soeurs se décident
enfin à embarquer. Je sais qu'ils y découvriront comme
moi la joie de l'accomplissement de soi, la joie de la
réalisation du projet de Dieu sur chacun de ses enfants.
Peut-être qu'à certains moments il me vient des
petites inquiétudes ou de ces petites jalousies.
Peut-être qu'il m'arrive de me dire. Moi, j'ai pratiqué
toute ma vie, je n'ai jamais laissé ma foi et j'ai
toujours fait des efforts pour suivre le Seigneur.
J'espère qu'Il va en tenir compte.
Le Seigneur me dit aujourd'hui: "Sois sans
inquiétude. Tu vas recevoir et tu reçois déjà ton
salaire. L'autre pour le moment il est en chômage de
foi. Espère, toi aussi qu'un jour il découvre la joie de
travailler à ma vigne. Il est évident, à ce moment-là,
qu'il se méritera lui aussi le même salaire.
Ce salaire sera sa joie, ce salaire sera ma joie, ce
salaire devrait être aussi la joie de tous.
Non Dieu n'est pas trop bon. Il n'est que bonté.
Tout ce qu'il veut, c'est la joie de ses enfants. |