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N’avons-nous pas souvent l'impression que Dieu a déposé
sur les épaules de ses enfants des fardeaux trop lourds
à porter ? Il leur a confié des responsabilités au-delà
de leur capacité de les assumer. C'était la conviction
de tous les prophètes. La conviction de tous ceux qui se
sentaient appelés à une mission spéciale dans le peuple
de Dieu. Ils savaient que Dieu voulait qu'ils
accomplissent telle tâche. Ils ne pouvaient que
déclarer : "Non, Seigneur, pas moi, je suis trop
faible, je suis trop lâche, je suis incapable de faire
ce que tu me demandes."
Lisez l'Exode et voyez comment Moïse s'est senti
dépassé par la tâche que le Seigneur voulait lui
confier. Voyez le prophète Jérémie, voyez Isaïe, Amos,
Osée. Tous, ils ont la même réaction devant l'exigence
du Seigneur. On dirait que le Seigneur se complait à
choisir des petits et des faibles, pour qu'on réalise
que ce n'est pas par leurs propres moyens, ni parce
qu'ils étaient capables, qu'ils ont réussi mais bien
parce que le Seigneur lui-même agissait à travers eux.
"Ma faiblesse, c'est ma force." disait St
Paul. Il était convaincu que sa mission n'était
pas la sienne mais celle du Seigneur lui-même. Donc
celui-ci ne pouvait l'abandonner.
Si nous avions aujourd'hui la même conviction. Si
nous avions la conviction profonde que Dieu nous confie
telle responsabilité à
l'intérieur de nos tâches quotidiennes. Il ne peut donc
pas nous laisser tomber en chemin.
Aujourd'hui nous pouvons le dire aussi bien pour les
mamans, les papas, les curés ou qui que ce soit qui est
investi d'une responsabilité particulière. La tâche
souvent paraît trop lourde. On est porté à dire à un
moment ou à un autre la formule devenue célèbre par une
chanson : C'est dur de prendre ses responsabilités...
Oui, en ce vingt et unième siècle, tout ce qui
implique devoir et responsabilité, ce qui nécessite
sacrifice et renoncement est devenu tellement difficile.
Trop d'images nous sont présentées, qui nous invitent à
ne penser qu'à soi-même et à son propre épanouissement
personnel, qu'on est venu à croire que donner du temps
pour les autres, nous empêche d'être heureux. Et
pourtant l'expérience nous enseigne que la seule façon
d'être heureux c'est de rendre les autres heureux autour
de soi.
Si l'époux rend sa femme heureuse en l'aimant pour
elle-même et non pour lui. Si le papa fait tout pour que
ses enfants soient heureux, il ne peut qu'en retirer
pour lui-même joie et bonheur. Il sera le premier à en
profiter.
Souhaitons à tous ceux et toutes celles qui sont
investis d’une certaine responsabilité, qu'ils trouvent
leur joie dans l'accomplissement de la tâche qu'ils ont
un jour acceptée d'assumer. Que leur joie rayonne sur
ceux et celles qui les entourent.
Ne crains pas d'être un bon époux et un bon papa, une
bonne épouse et une bonne maman. Si Dieu t'a confié
cette responsabilité, il ne peut pas t'abandonner en
chemin. Fais-lui confiance. Sois en convaincu et ne
lâche pas, tu y gagneras sûrement et tout le monde
autour de toi aussi. |