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L’Ascension marque la dernière rencontre de Jésus avec
ses disciples après sa Résurrection. Nous venons tout
juste de la célébrer jeudi dernier le 18 mai, soit 40
jours après Pâques. L’Ascension marque le jour où Jésus
s’est élevé vers le Ciel. Dorénavant, il sera présent
selon un nouveau mode de présence. Il demeure présent
par ses sacrements. L’Ascension annonce aussi la venue
de l’Esprit Saint et la fondation de l’Église à
l’occasion de la fête de la Pentecôte qui sera célébrée
dimanche prochain, soit 50 jours après Pâques. À cette
occasion l’Esprit Saint est comme dans ce refrain de
Noël Colombier, dans son chant, un Vent de Pentecôte
:
Le vent souffle où
il veut et tu ne sais d’où il vient
Et tu ne sais où il va mais tu entends sa voix.
Il apporte la pluie, il redonne la vie.
Il porte l’eau venue des mers qui fait refleurir les
déserts.
Il nous fait avancer, nos vies sont bouleversées,
Le vent qui pousse les voiliers, le vent qui peut
déraciner.
Il est comme l’Esprit qui nous donne la vie
Il vient, il fait naître partout et jusqu’au plus
profond de nous.
Il fait venir la joie, le courage et la foi.
Le cœur des apôtres est changé quand le vent du Ciel a
soufflé.
Le vent est invisible. On ne sait pas d’où il vient
ni où il va. On ne le sent que d’une façon détournée,
par le bruit des feuilles dans les arbres, par la
caresse sur la peau, par la course des nuages. Aussi,
son souffle a inspiré de nombreux mythes. Dans la
Genèse, Dieu est représenté sous forme de vent lors de
la Création du monde. C’est un souffle d’air au-dessus
des flots qui forme l’image d’une volonté pure et
insondable.
Dans la mythologie grecque, c’est Éole qui gouverne
les vents. Ainsi, selon la légende, Éole avait confié à
Ulysse un sac rempli de tous les vents. Ce dernier
devait s’en servir avec parcimonie pour rentrer
rapidement chez lui. Or, les compagnons d’Ulysse, jaloux
de son cadeau mystérieux, l’ouvrirent pendant son
sommeil. Alors les tornades se déployèrent et
éloignèrent ainsi l’embarcation du rivage attendu. |