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Chaque année revient en début d’octobre la fête de
l’Action de grâce, instaurée pour remercier Dieu des «
fruits de la terre et du travail humain», comme on le
dit d’ailleurs à chaque célébration eucharistique. Par
extension, cette fête a rapidement pris l’allure d’une
fête familiale, après les pérégrinations estivales, pour
déguster ensemble un succulent repas et admirer les
couleurs automnales.
Il faut bien admettre cependant que pour plusieurs
l’idée de remercier Dieu passe au second plan pour ne
pas dire totalement en arrière-plan, car cette journée
fériée est la dernière de l’année avant le congé de Noël
et chacun en profite pour étirer un tant soit peu les
joies de l’été, surtout si la météo se met du bon côté.
D’autres en profitent pour accomplir des menus travaux
en prévision de l’hiver : fermer le chalet d’été ou la
piscine, faire le nettoyage du parterre, installer
l’abri d’auto et je ne sais quoi encore.
L’Action de grâce devient alors « la Grâce de l’action »
car si nous pouvons réaliser toutes ces activités, c’est
encore là un « don de Dieu », une grâce de son action
pour ses pauvres fournis humaines. Heureux sommes-nous
d’être en condition physique pour réaliser ces tâches et
bienheureux sommes-nous si encore demain un travail nous
attend.
En ce lundi d’octobre, remercions Dieu des « fruits de
la terre », mais aussi et surtout du « travail humain »
qui grandit, épanouit, permet de collaborer à sa
création. |