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Il n’arrive pas souvent que les évangélistes nous
présentent les états d’âmes de Jésus. Mais, ici, Luc,
nous présente Jésus qui prend avec courage la route qui
le mène à Jérusalem parce qu’approchait ce temps où
Jésus devait être enlevé.
Le texte grec pourrait dire ceci : « il durcit son
visage pour se diriger vers Jérusalem. » Nous, nous
pourrions dire : « il serra les dents pour se diriger
vers Jérusalem où il allait mourir. » Cette dernière
étape s’annonce difficile à vivre et il faut prendre une
décision courageuse pour être fidèle jusqu’au bout. Il a
dû surmonter sa peur et faire appel à tout le courage
d’homme qui l’habitait.
Cette petite phrase peut nous suggérer de prendre le
temps d’exposer à Jésus nos difficultés actuelles : ça
peut être un échec d’examen, une souffrance de solitude
affective, un conflit dans sa vie de couple, une
inquiétude professionnelle, une difficulté apparemment
insurpassable, une maladie incurable, un deuil pénible,
etc.
Pourquoi, avec Jésus, ne nous durcirions-nous pas le
visage pour faire face à ces défis et tenir coûte que
coûte, en nous disant que le Seigneur est avec moi et
que je ne céderai pas à la peur, mais je garderai
courage. Toute vie chrétienne est une sorte de montée à
Jérusalem.
Nous sommes tentés, nous aussi, par des solutions de
panique ! Pourtant le cœur de Dieu, révélé par Jésus, en
est une de compassion, de patience et il intervient en
respectant les délais, attendant le lent cheminement de
la vérité dans le cœur des hommes.
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