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Un jour, un roi engagea par charité un jeune berger à
son service. Il s’avère que le jeune homme fait preuve
d’une grande sagesse et d’un dévouement exemplaire. Le
roi le nomme intendant du Royaume. Ses fils, jaloux du
berger et voyant en lui un danger pour la succession
décide de ternir sa réputation. En effet, l’intendant se
rend chaque midi dans une pièce retirée du château. Que
va-t-il y faire? Les fils du roi disent à leur père: «
Sous ses airs angéliques, il vous vole… »
Le roi autorise une fouille de la chambre mystérieuse.
On n’y trouve qu’une vieille paire de chaussures et un
pauvre vêtement en peau de mouton. Le roi demande des
explications à son homme de confiance. Celui-ci lui
explique:
« Quand je suis entré à votre service, je n’avais
que ces misérables vêtements. Tout ce que je suis
devenu, c’est grâce à vous. Alors, chaque jour je
reviens dans cette chambre pour me rappeler que sans
vous, je ne suis rien et à chaque fois, je quitte
ces lieux avec la ferme conviction de ne jamais vous
décevoir même si parfois je suis confronté à du
mépris ou des sarcasmes de la part des gens riches
du Royaume…
En ayant connu la misère et la souffrance, le jeune
berger exerce son autorité avec un pouvoir de compassion
et de mansuétude et non comme quelqu’un qui exige et
écrase les plus petits que lui. (...)
Permettez-moi de relever brièvement deux réalités de
l’évangile d’aujourd’hui:
Ø
Le blasphème contre l’Esprit-Saint: il s’agit de savoir
comme une certitude que Dieu est là et de le nier
ouvertement pour ne pas permettre à d’autres de le
reconnaître. Jésus dit aux pharisiens: « Vous possédez
toute la connaissance de Dieu, mais vous avez fermé la
porte à clé et vous avez jeté la clé pour éviter que
quelqu’un puisse accéder à cette connaissance ».
Ø
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon
frère, ma sœur, ma mère: demeurons fiers d’être de la
famille du Christ, une famille qui va au-delà des liens
charnels, une famille qui se construit au jour le jour
dans le désir de travailler à l’œuvre de Dieu puisque «
Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure
éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le
dit St-Paul dans la 2e lecture d’aujourd’hui.
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