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J’ai trouvé chez un
auteur protestant, Charles L’Eplanettier, une réflexion
éclairante sur le texte des Actes lu en ce dimanche de
la Pentecôte. L’expression « être rempli de l’Esprit
Saint » est dans le Nouveau Testament présent
seulement chez l’auteur de l’Évangile de Luc et des
Actes des Apôtres.
On la retrouve trois
fois dans l’Évangile de l’enfance, à propos de Jean
Baptiste, d’Élisabeth et de Zacharie, trois personnages
qui annoncent l’accomplissement prochain des promesses
de Dieu et sept fois dans les Actes à propos de Pierre,
des croyants réunis, des chargés du service des tables,
d’Étienne, de Barnabas, de Paul et des païens convertis.
À chaque fois, la mission de l’Église connaît une
avancée importante. 1
J’ajoute, à partir
d’une expérience que tout le monde connaît que quand un
vase est plein, ça débordera bientôt.
Tel m’apparaît le
sens de la Pentecôte chrétienne. Déjà dans un monde
juif, le cinquantième jour après Pâques, (c’est le sens
du mot grec Pentecostès), on soulignait d’abord le début
de la moisson, cinquante jours après les semences, puis
le don de l’Alliance du Sinaï après la sortie d’Égypte.
Chez les chrétiens la Pentecôte souligne que l’Esprit
qui était descendu sur Jésus à son Baptême, vient
maintenant sur ses disciples (non seulement les douze
mais ceux qui les accompagnent) pour les envoyer à leur
tour dans une mission qui va continuer celle de Jésus et
qui les conduira – par Pierre et Paul – jusqu’à la
capitale du monde d’alors, Rome, puis de Rome partout
dans le monde jusqu’à la fin des temps. |