Dimanche de la Pentecôte - (Année B)
Semaine du 20 mai 2018


Quand c’est plein, ça déborde!

 

J’ai trouvé chez un auteur protestant, Charles L’Eplanettier, une réflexion éclairante sur le texte des Actes lu en ce dimanche de la Pentecôte. L’expression « être rempli de l’Esprit Saint » est dans le Nouveau Testament présent seulement chez l’auteur de l’Évangile de Luc et des Actes des Apôtres.

On la retrouve trois fois dans l’Évangile de l’enfance, à propos de Jean Baptiste, d’Élisabeth et de Zacharie, trois personnages qui annoncent l’accomplissement prochain des promesses de Dieu et sept fois dans les Actes à propos de Pierre, des croyants réunis, des chargés du service des tables, d’Étienne, de Barnabas, de Paul et des païens convertis. À chaque fois, la mission de l’Église connaît une avancée importante. 1

J’ajoute, à partir d’une expérience que tout le monde connaît que quand un vase est plein, ça débordera bientôt.

Tel m’apparaît le sens de la Pentecôte chrétienne. Déjà dans un monde juif, le cinquantième jour après Pâques, (c’est le sens du mot grec Pentecostès), on soulignait d’abord le début de la moisson, cinquante jours après les semences, puis le don de l’Alliance du Sinaï après la sortie d’Égypte. Chez les chrétiens la Pentecôte souligne que l’Esprit qui était descendu sur Jésus à son Baptême, vient maintenant sur ses disciples (non seulement les douze mais ceux qui les accompagnent) pour les envoyer à leur tour dans une mission qui va continuer celle de Jésus et qui les conduira – par Pierre et Paul – jusqu’à la capitale du monde d’alors, Rome, puis de Rome partout dans le monde jusqu’à la fin des temps.

 


Texte de Jean-Pierre Camerlain, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien