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La scène des vendeurs
du temple n’a jamais manqué de nous étonner surtout
qu’elle fait contre-courant à tous nos efforts pour
réduire la violence.
Mais Jésus trouve
tellement urgent que s’opère la purification de notre
cœur, qu’il pose un geste retentissant, un geste qui
parle fort, qu’on retient, qui doit nous réveiller de
notre torpeur.
Notre culte, il faut
le faire partir du cœur. Il faut le spiritualiser.
Rendre un culte à Dieu qui ne part que des lèvres n’est
pas digne de Dieu, ni de nous-mêmes.
Être fidèle à la
prière seulement par intérêt calculé, n’est pas digne de
Dieu. S’approcher d’un ami avec l’idée d’en tirer
profit, de le manipuler, n'est pas digne d’une personne
humaine, encore moins de Dieu.
« Jésus trouva
installé dans le temple, les marchands de bœufs, de
brebis, de colombes. » La situation est intolérable. Il
pose un geste haut en couleur, et en mouvement.
« La maison de son
père », c’est la maison du fils, c’est chez lui. On
comprend son indignation.
Aujourd’hui, il nous
faut dépasser l’incident et aller jusqu’à sa
signification. Dans notre cœur, il est chez lui.
Qu’avons-nous laissé entrer chez lui? notre cœur
n’aurait-il pas besoin d’un grand ménage? |