Troisième dimanche du Carême - (Année B)
Semaine du 4 mars 2018


Au Temple, ça n’a pas de bon sens !

 

La scène des vendeurs du temple n’a jamais manqué de nous étonner surtout qu’elle fait contre-courant à tous nos efforts pour réduire la violence.

Mais Jésus trouve tellement urgent que s’opère la purification de notre cœur, qu’il pose un geste retentissant, un geste qui parle fort, qu’on retient, qui doit nous réveiller de notre torpeur.

Notre culte, il faut le faire partir du cœur. Il faut le spiritualiser. Rendre un culte à Dieu qui ne part que des lèvres n’est pas digne de Dieu, ni de nous-mêmes.

Être fidèle à la prière seulement par intérêt calculé, n’est pas digne de Dieu. S’approcher d’un ami avec l’idée d’en tirer profit, de le manipuler, n'est pas digne d’une personne humaine, encore moins de Dieu.

« Jésus trouva installé dans le temple, les marchands de bœufs, de brebis, de colombes. » La situation est intolérable. Il pose un geste haut en couleur, et en mouvement.

« La maison de son père », c’est la maison du fils, c’est chez lui. On comprend son indignation.

Aujourd’hui, il nous faut dépasser l’incident et aller jusqu’à sa signification. Dans notre cœur, il est chez lui. Qu’avons-nous laissé entrer chez lui? notre cœur n’aurait-il pas besoin d’un grand ménage?

 


Texte de Louis Fecteau, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien