Premier dimanche du Carême - (Année B)
Semaine du 18 février 2018


Petite brise du désert, ouf !

 

Le séjour au désert n’est pas planté là au milieu de la vie de Jésus comme un événement anodin, un fait divers pour étoffer une entrée en matière. Certainement pas.
 

Les hommes de la terre ont leur manière propre de se préparer à la vie. Ils sortent de leur isolement. Ils entrent à l’école, puis dans une autre, et une autre encore. Ils s’entraînent par la formation. Ils mettent dans leur tête tout ce que le monde peut contenir. Et demain il faudra en mettre encore.
 

Ceux qui suivent Jésus ne font pas ça. Lui a commencé par aller au désert.
 

Au désert on se vide. On se vide l’estomac, on se vide la tête et ses folles préoccupations, même on vide son cœur de ses amours.
 

Il l’a fait. Si tu veux être son disciple, tu dois faire de même. « Si tu prétends servir le Seigneur, prépare-toi à l’épreuve » Écli. 2, 1.
 

On ne va pas au désert pour le plaisir, d’ailleurs là, il n’y en a pas.

On ne fait pas le vide pour le plaisir de faire le vide. La nature a horreur du vide.

On fait le vide pour mettre autre chose cette fois. « Il faut que je m’occupe des choses de mon Père » avait-il dit à douze ans.

Se vider de ses tendances au repli sur soi-même. Se vider de ses habitudes désagréables pour l’entourage. Se vider de son amertume, de sa paresse, ou de son esprit négatif, c’est tout une affaire ! Et le jeûne, ça fait du vide. Les privations, le détachement, le partage et l’aumône, ça fait du vide en grand!
 

Mais quand en soi-même on a fait le vide de la terre, le ciel le remplit. Supprimez tout un continent, l’océan va prendre sa place.
 

L’appel d’aujourd’hui vient du Jésus qui arrive du désert. Qu’est-ce qu’il a mûri pour nous durant tout ce temps? Sa marche vers la gloire implique d’abord le rejet et la mort. Il le dira à Pierre en descendant du Thabor, il le dira au jeune homme riche, il le dira à tout le monde qui voudra être son disciple. Si tu veux le suivre, prends ta part de la croix chaque jour, et suis. Si tu fais comme lui, tu es promis à la gloire et le ciel est pour toi.

 


Texte de Louis Fecteau, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien