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Il existe encore
aujourd'hui de ces moments privilégiés de nos réunions,
de nos rassemblements, où des propos nous sont tombés
dans les oreilles et dans le cœur, lourds de sens,
incisifs comme une lame, éblouissants de clarté.
C'est quand, par
exemple, un homme prend la parole devant un groupe en
livrant, sans prétention, sa simple expérience, ce qui
lui tient le plus à cœur.
Ce fut la grande
leçon de Capharnaüm au tout début de la vie de Jésus.
Là, dans la
synagogue, le président de l'assemblée peut inviter
n'importe qui de l'assistance à lire et expliquer la
Loi. Aujourd'hui, c'est Jésus qui est mis à
contribution.
Là, dans la
synagogue, Jésus enseigne, il parle de Dieu.
Ce qu'on a retenu, ce
n'est pas le contenu de ses dires, mais sa manière, avec
autorité. D'où lui vient-elle?
Nul ne parle de son
père comme d'un autre homme.
A Capharnaüm,
finalement, lorsque Jésus parlait de Dieu, il parlait de
son Père. Dieu, c'est sa vie. Il parlait de sa vie avec
lui, des choses intimes avec lui.
C'était de là qu'il
tenait son autorité.
Et comme disciple du
Christ, il y a un type d'autorité qui émane de nous sans
qu'on le sache, s'il y a une vraie relation, un vrai
vécu avec le Seigneur. Et quand un tel disciple parle de
Dieu, il en parle avec autorité, sans rechercher des
artifices, sans s'imposer par le prestige humain. |