Troisième dimanche de l'Avent   - (Année B)
Semaine du 17 décembre 2017

La joie
 

Le troisième dimanche de l’Avent est, l’un des deux de l’année liturgique, identifié comme dimanche de la joie. Certains se rappelleront sans doute des vêtements liturgiques roses portés à cette occasion.

Paul nous invite à être constamment dans la joie et à rendre grâce. Les sources de joie sont multiples dans la Parole de Dieu présentée aujourd’hui.

Isaïe redit que l’esprit du Seigneur est sur lui pour une mission d’évangélisation qui consiste à annoncer la Bonne Nouvelle, à guérir des cœurs brisés et d’autres liens à créer. Cela lui permet de d’affirmer qu’il tressaille de joie.

Dans ces jours qui préparent la fête de Noel, en regardant notre année, c’est une invitation à identifier nos sources personnelles de joie.

Il y a probablement eu, dans toutes nos vies, des moments plus difficiles, des sources d’inquiétude et des deuils de toutes sortes, vécus durant ces derniers mois.

Paul et Isaïe ont connu les mêmes situations mais ils ont mis leur foi dans le Christ, se sont unis à Lui, ont gardés la joie profonde de se savoir aimés et, sans négliger le présent, été capables de vivre l’espérance de la vie éternelle en harmonie avec notre Dieu ainsi que nos ancêtres dans la foi.

La source de joie de Jean Baptiste est de rendre témoignage à la Lumière. Il se sait surveiller par les agents d’Hérode et mourra pour être fidèle à la vérité et à Celui qui l’apporte.

Il aurait été facile pour lui, et glorifiant humainement, de se proclamer le Messie comme plusieurs l’invitaient à le faire.

Sa joie profonde venait de son union avec le Christ et de sa certitude que la joie véritable dépasse les satisfactions immédiates de la vie.

Cette réalité, sous d’autres modalités, est aussi la nôtre. Nous devons être fidèles aux valeurs évangéliques dans une société qui semble être souvent indifférente à la spiritualité vécue en Église. 

Soyons donc dans la joie véritable apportée par Celui qui vient dans notre monde. L’Emmanuel est parmi nous.

 

 


Texte de Daniel Gauvreau, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien