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La parabole du
jugement dernier présente le Christ comme Roi de toute
l'humanité: «Toutes les nations seront rassemblées
devant lui.»
Mais la même
parabole ne le présente pas à l'image de nos rois de la
terre. Voici un roi qui descend de son trône. Et pas
seulement lors d'une visite officielle à tous les dix
ans, mais approchable à tous les jours. Il est un
pasteur, c'est-à-dire celui qui aime son troupeau, et
qui donne sa vie pour ses brebis. Ce trait humanise
beaucoup la royauté du Christ. Il n'est pas celui qui
s'accumule des milliards à même le bien des brebis.
Il est roi
universel, il est roi même de ceux qui ne l'avaient pas
reconnu. «Quand donc t'avons-nous donné à boire?»
Il est Roi dès
maintenant, pas seulement pour la fin des temps. Le
Christ exerce aujourd'hui son activité et son emprise
dans le cœur des individus et partout dans l'humanité: «
J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger.»
Il est un roi qui
renverse les rôles: il confie sa mission à des
inférieurs, les disciples, et prend la place des petits:
«C'est à moi que vous l'avez fait. » Rien n'est plus
humain. Ce roi n'est pas loin de nous, puisqu'il circule
dans nos rues et attend qu'on l'aide.
Il est un roi qui
fait de notre collaboration une nécessité pour
l'agrandissement de son Royaume. «J'ai eu faim et vous
ne m'avez pas donné à manger.» Il aurait fallu le faire.
Ce roi enfin, il
est porté par chacun de nous quand nous nous portons
vers les pauvres, les malades, les risonniers.
Il n'en est pas
ainsi de nos rois de la terre. «Les chefs des nations
exercent sur elles leur emprise. Pour vous, qu'il n'en
soit pas ainsi. |