Vingt-deuxième dimanche du Temps ordinaire  - (Année A)
Semaine du 3 septembre 2017

Suivre le Christ, c'est dur
 

Jusqu’ici Jésus a parlé du Royaume avec beaucoup d’enthousiasme. Il a fait des miracles éclatants, et donné des enseignements sur lesquels à peu près tous étaient d’accord.

On accueille bien celui qui est en harmonie avec nos idées. Mais à partir d’aujourd’hui, Jésus amorce toute la question de la souffrance dans la vie, les renoncements à faire, les croix à porter.

« Il lui faut partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup, mourir, puis ressusciter. »

C’est le drame du disciple, qui jusqu’ici, a vécu les emballements du débutant et qui rencontre maintenant l’épreuve et les déceptions, et même les échecs.

Ce disciple s’est-il trompé? S’est-il montré naïf? Il avait mis tous ses espoirs dans le Seigneur et voici que le Seigneur le déçoit. Il ne répond plus à ses attentes. Que fait-il de ses belles promesses?

On est alors tenté de l’abandonner. On se rebelle comme fait Pierre: « Cela ne t’arrivera pas ».

La réplique donnée par Jésus n’est pas verbale. Lui-même mourra sur la croix et « va venir avec ses anges dans la gloire du Père ».

Dans l’épreuve, la source de notre courage, c’est le Christ.

Et le chemin qu’il a pris vers la résurrection.

 


Texte de Louis Fecteau, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien