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Bien que ni lui ni ses parents n’en soient
responsables, un homme est né aveugle. Il ne peut
évidemment donc pas voir Jésus qui sort du temple. Mais
c’est Lui, Jésus, qui voit l’aveugle et sans que
celui-ci n’en fasse la demande, entreprend de le guérir.
Lu durant le Carême de cette année où l’ensemble
des textes liturgiques nous oriente vers le Baptême
(jadis on célébrait le Baptême surtout dans la nuit de
Pâques que le carême préparait), ce passage de
l’Évangile de Jean nous permet de saisir que la lumière
de la foi est vraiment un don gratuit de Dieu.
Nul n’est responsable de l’aveuglement face aux
réalités divines dans lequel naissent les humains. La
théologie traditionnelle nomme cela le péché originel.
Il faut réellement l’intervention de Dieu pour que
l’être humain puisse croire. Autrement dit, la foi n’est
ni naturelle ni évidente. Elle est vraiment un don que
l’être humain a la possibilité d’accueillir.
Le Baptême en est le sacrement. Et, selon le texte
de l’Évangile d’aujourd’hui, la foi est progressive.
L’aveugle guéri passe de « l’homme qu’on appelle
Jésus » au « prophète » puis au « Fils de l’homme » et
enfin au « Seigneur ». Jésus a beau être la Lumière du
monde, ce n’est que progressivement qu’on devient
capable de le comprendre et encore plus lentement qu’on
peut le suivre fidèlement.
Le Carême est un bon moment pour voir où nous en
sommes dans notre foi.
Bonne route à la suite de Jésus. |