Cinquième dimanche du Temps ordinaire - (Année A)
Semaine du 5 février 2017
 

Sel et Lumière

 

(…) Aujourd’hui donc, c’est Jésus qui nous dit que ceux qui vivent les « béatitudes » deviennent « sel et lumière du monde » : Le sel servait à fertiliser la terre, mélangé à l’engrais, il rendait les récoltes meilleures. Quand je vais voir ma parenté en Nouvelle-Écosse, j’aime aller sur les quais pour parler avec les Pêcheurs et là, on se sert beaucoup du sel pour conserver le poisson, surtout la morue salée. Mais, à la table, une pincée de sel relève le goût des aliments. Parfois sans sel c’est fade.

C’est dans ce sens que Jésus dira que la foi donne de la saveur à la vie. Admettons que l’homme moderne est trop souvent immergé dans la banalité : travail à la chaîne, bureaux sans lumière extérieure, hélas! La platitude de bien des conversations courantes, ces nombreuses propositions pour améliorer la vie qui ne sont que des gadgets superficiels pour mousser la consommation.

…C’est devant tout cela que retentit la parole de Jésus : « Vous êtes le sel et lumière du monde ».

La proposition de Jésus met de la joie, de l’audace, de l’élan dans la banalité quotidienne. Avec Jésus, tout prend du goût, même la souffrance, même la vieillesse! Il n’est pas rare de voir des personnes dans les quatre-vingt ans continuer leur bénévolat et les voir plein de vie. Quand on donne un sens à notre existence : c’est tout différent.

Jésus demande à ses disciples d’être « authentiques », de ne pas s’affadir. Un chrétien qui a perdu son « goût de Dieu », sa seule saveur véritable, n’est plus bon à rien. Puisse cette parole de Jésus raviver notre volonté d’être vraiment sel et lumière du monde pour vraiment donner de la saveur à la vie et une espérance à ceux et celles qui nous voient vivre.

 


Texte de Maurice Comeau, prêtre

Proposé par l'Abbé Jacques Dorélien,
Prêtre-curé des paroisses Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien